Faure Gnassingbé : « Nos pays paient le plus lourd tribut au dérèglement climatique »

Les questions relatives à l’urgence climatique et à la Covid-19 en Afrique étaient au centre d’une une conférence virtuelle animée mardi par des dirigeants africains dont le chef de l’État Togolais Faure Gnassingbé.

C’est une initiative de la Banque africaine de développement (BAD) et le Centre mondial pour l’adaptation (GCA) qui vise à élaborer et mettre en œuvre un nouveau programme audacieux d’accélération de l’adaptation en Afrique face à la pandémie de Covid-19, au changement climatique et aux nouveaux défis économiques du continent.

Faure Gnassingbé a saisi l’occasion pour partager les appréciations du Togo sur les partenariats nécessaires au renforcement de la résilience du continent face à la Covid19 et aux changements climatiques.

« Le programme d’accélération de l’adaptation en Afrique est pertinent et même vital et nous adhérons pleinement à cette démarche pour formuler au plus prêt des réalités, le plaidoyer de l’Afrique à la COP 26. Nos pays paient le plus lourd tribut au dérèglement climatique. La stabilité de la planète est menacée. Mais plus encore, l’existence de millions de nos exploitants agricole est en jeu », indiqué le chef de l’État pour qui ce dialogue se tient à un moment crucial où plusieurs chocs systémiques simultanés (crise sanitaire, alimentaire, économique et climatique) menacent les communautés notamment.

« La pandémie a accentué l’asymétrie de la destination des ressources disponibles avec une allocation massive des ressources à la riposte réduisant de facto celles consacrées à la lutte contre le changement climatique », a relevé Faure Gnassingbé, précisant que le Togo est confronté entre autres à l’érosion du littoral, à la variabilité accentuée du climat avec des risques d’inondation alors que la zone côtière abrite plus de 90 % des unités industrielles du pays.

« Les impacts systémiques doivent être abordés dans une approche d’égale urgence. Renforcer notre résilience au changement climatique, c’est aussi renforcer notre capacité à récupérer les chocs divers et à nous relever de la Covid-19 et de ses conséquences », a-t-il ajouté.

Précisons que ce dialogue des hauts dirigeants africains sera suivi d’un autre forum sur le changement climatique, qui réunira des dirigeants mondiaux sous l’égide des États-Unis le 22 avril prochain, à l’occasion de la Journée de la Terre.

Les deux événements interviennent en prélude à la 26e Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP 26) qui se tiendra à Glasgow en Écosse en novembre prochain 2021.

David S.