Filière cotonnière : l’État togolais autorisé à privatiser la NSCT

Filière cotonnière : l’État togolais autorisé à privatiser la NSCT

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Les députés lors du vote de la loi
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L’Assemblée nationale a autorisé lundi, la cession de tout ou partie de la participation de l’Etat dans le capital de la Nouvelle Société cotonnière du Togo (NSCT). La loi portant l’autorisation de cession a été en effet voté par les députés au cours de la 8ème et dernière séance plénière de la 1ère session ordinaire de l’année 2020.

La session a été présidée par la présidente de l’Assemblée nationale Mme Yawa Djigbodi Tsègan, en présence des ministres Sani Yaya de l’économie et des finances, et son collègue Noël Koutéra Bataka en charge de l’agriculture.

L’adoption de cette loi permettra notamment à l’Etat de rentrer en négociation avec le groupe singapourien OLAM en vue de lui céder tout ou partie de sa participation dans le capital social de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo(NSCT).

Dans cette dynamique de privatisation, le Togo va céder 51 de ses 60 % de participation au capital de la NSCT à OLMA. L’Etat togolais et les cotonculteurs détiendront in fine, respectivement 9 % et 40 % des parts de la société.

Selon Mme Yawa Djigbodi Tsègan, cette autorisation de cession s’inscrit dans une double perspective : assurer d’une part une gestion efficace et efficiente de l’industrie cotonnière et d’autre part, permettre l’amélioration des conditions de vie des acteurs de la chaine de production et de transformation de la filière coton.

Pour sa part, le ministre de l’économie et des finances a expliqué que cette volonté de céder tout ou partie des actions de l’Etat dans le capital social de la NSCT répond au souci du gouvernement de trouver un partenaire stratégique de renom, disposant de l’expertise nécessaire, susceptible de contribuer, dans le domaine de l’Agro-industrie, à l’atteinte des objectifs de l’axe2 du Plan National de Développement (PND 2018-2022), notamment en ce qui concerne le secteur cotonnier.

« La loi que vous venez d’adopter assurera, à n’en point douter : l’augmentation des rendements par une amélioration des itinéraires techniques grâce à l’exploitation des résultats de carte de fertilité des sols initiée par le gouvernement, la modernisation de l’outil industriel afin d’améliorer la collecte du coton et les performances d’égrenage, le développement de la marque “coton made in Togo” afin de jouir d’un différentiel de prix par rapport à la qualité, l’accroissement de la contribution du secteur agricole en général et de la filière cotonnière, en particulier, à la création de la richesse nationale et des emplois massifs », a déclaré Sani Yaya.

Il a par ailleurs rassuré que Le présent partenariat envisagé avec le Groupe OLAM sera conduit dans un processus inclusif et participatif avec les acteurs de la filière.

Au demeurant par ce vote, la représentation nationale vient de donner au gouvernement, un instrument juridique pour développer le secteur agricole et poursuivre ainsi sa politique de développement économique et social du pays, en lien avec le PND.

David S.