Le FMI salue la croissance de l’économie togolaise

Le FMI salue la croissance de l’économie togolaise

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Mme Cemile Sancak, chef de mission du FMI au milieu
Mme Cemile Sancak, chef de mission du FMI au milieu

L’économie togolaise a progressé à un rythme soutenu ces dernières années. C’est  ce qu’on peut retenir du rapport d’évaluation des politiques et des réformes structurelles d’une mission du Fonds Monétaire Internationale (FMI) qui a séjourné du 20 octobre au 2 novembre 2016 au Togo.

Ce rapport rendu public ce mercredi souligne que l’économie togolaise a enregistré une croissance de 5,3 % au cours de l’année 2015 avec un impact relativement modéré de la baisse des cours des matières premières et dans un contexte de resserrement des conditions financières mondiales.

Selon les explications de la chef de mission Mme Cemile Sancak, les facteurs clés de cette croissance sont notamment les initiatives d’investissement public et les augmentations de la productivité dans le secteur agricole. Cependant, elle n’a pas manqué de relever que la dette publique, incluant l’encours de la dette des entreprises publiques, s’est accrue en passant de 48,6 % du PIB en 2011 à 75,4 % du PIB en 2015. Un taux supérieur au plafond de 70 % du PIB fixé par la commission de l’UEMOA pour la dette publique totale.

Mais il faut reconnaitre qu’il s’agit d’une conséquence des multiples investissements dans le domaine des infrastructures publique en vue de booster l’économie nationale. Les autorités togolaises s’engagent tout de même à mettre en place des mesures qui permettront de ramener la dette publique à un niveau viable par le biais de réformes structurelles. « La réduction de la dette à un niveau soutenable est un objectif réalisable à moyen terme, si l’engagement renouvelé des autorités en faveur de la viabilité de la dette perdure », reconnait Cemile Sancak.

Il faut souligner qu’au cours de la mission, la délégation du Fonds Monétaire International  s’est entretenue avec les autorités togolaises, les acteurs impliqués dans les politiques et les réformes structurelles, les représentants du secteur privé de même que les partenaires au développement du pays.

David SOKLOU