Gestion des catastrophes et des terres : le PGICT à l’heure du...

Gestion des catastrophes et des terres : le PGICT à l’heure du bilan…

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Atelier / Photo de famille des participants
Atelier / Photo de famille des participants
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L’état d’avancement de la mise en œuvre du Projet de Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres (PGICT) est au centre d’un atelier d’échanges qui a ouvert ses portes ce mardi à Lomé en présence d’une mission de la Banque mondiale, partenaire du projet.

C’est le ministre de l’environnement et des ressources forestières André Johnson qui a ouvert les travaux de cette rencontre. Il avait à ses côtés, ses homologues Yark Damehame en charge de la sécurité et de la protection civile, Me Kwadjo Sessenou de l’urbanisme et de l’habitat et Mme Tchabinandi Kolani Yentcharé de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation.

Des différentes interventions, il ressort qu’après quatre années de mise en œuvre, le PGICT a enregistré des résultats très satisfaisants au vu des différentes réalisations aussi bien au plan institutionnel qu’au niveau communautaire.

Le spécialiste principal en gestion des risques et catastrophes à la Banque mondiale a en effet indiqué que le projet a réalisé beaucoup d’activités qui concernent d’abord le renforcement des capacités des services (protection civile, météorologie et hydrologie, cartographie etc.…). « En dehors de cet aspect de renforcement de capacités, il y a eu des activités concrètes sur le terrain. On note principalement les activités communautaires et à ce jour, le PGICT a près de 90 sous projets communautaires qui ont contribué à réduire la pauvreté et la vulnérabilité des populations dans les zones à risques. Il y a eu 17 000 emplois directs et indirects créés par ce projet. Sur 12 000 emplois temporaires créés, près de 66 % des femmes ont été les bénéficiaires », a précisé Dr Koffi HOUNKPE.

Le ministre André Johnson a ajouté que les populations rurales ne sont pas restées en marge des retombées des financements du PGICT. « Grâce aux activités communautaires d’adaptation aux changements climatiques dans les zones inondables (caniveaux construits, berges des cours d’eaux reboisées, retenues d’eaux construites, pistes réhabilitées), leur capacité de résilience s’est accrue. L’extension des bonnes pratiques de gestion durable des terres s’est poursuivie sur les terres dégradées et les rendements agricoles s’améliorent progressivement », a-t-il souligné.

« Ce qui nous réconforte, des comités se mettent actuellement en place  pour assurer la pérennisation des acquis à travers des chartes de gestion définissant les rôles et responsabilités des acteurs et le partage de retombées » s’est-il réjoui avant d’inviter la Banque mondiale à continuer de soutenir le pays aussi bien à travers une éventuelle deuxième phase du projet ou d’autres initiatives porteuses de progrès car dit-il, les besoins sont immenses et au niveau communautaire, le PGICT n’a pu financer qu’environ une centaine de sous projets sur près de 500.

Pour rappel, le PGICT a pour objectif de renforcer les capacités des institutions impliquées dans la gestion des risques d’inondation et de dégradation des terres dans les zones rurales et urbaines et de promouvoir la gestion durable des terres et des forêts dans les zones vulnérables aux changements climatiques.

David