Justice/ La CPI ordonne la remise en liberté de Laurent GBAGBO et...

Justice/ La CPI ordonne la remise en liberté de Laurent GBAGBO et Charles Blé GOUDE

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Laurent Gbagbo ce mardi à La Haye (©Jeune Afrique)
Laurent Gbagbo ce mardi à La Haye (©Jeune Afrique)
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Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont ordonné ce mardi, la libération immédiate de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, ex-leader des Jeunes Patriotes. Les deux accusés étaient poursuivis pour crimes contre l’humanité, dans le cadre des violences postélectorales entre décembre 2010 et avril 2011 en Côte d’Ivoire.

« La Chambre fait droit aux demandes d’acquittement présentées par Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé (ex-chef du mouvement des Jeunes patriotes, fidèles à M. Gbagbo) concernant l’ensemble des charges” retenues contre eux et ordonne la mise en liberté immédiate des deux accusés », a déclaré le juge président Cuno Tarfusser.

Cette décision de remise en liberté formulée par les avocats de Laurent Gbagbo intervient après quatorze demandes successives refusées, et fait suite à l’audience qui s’est tenue le 13 décembre 2018.

Certes, la décision de l’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé a été prononcée mais il faut souligner que la mise en liberté effective reste suspendue à une nouvelle audience qui aura  lieu ce mercredi 16 janvier ; Car la remise en liberté immédiate a été quelque temps après suspendue à la demande du procureur, dans l’attente d’un nouvel appel.

Arrêté le 11 avril 2011 à Abidjan et détenu, dans un premier temps, à Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo avait été transféré à La Haye le 29 novembre 2011 pour son procès qui avait démarré le 28 janvier 2016.

Arrêté le 11 avril 2011 à Abidjan et détenu depuis le 30 novembre de la même année, le fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) va donc pouvoir quitter sa cellule de la prison de Scheveningen, à La Haye.

Il faut rappeler que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé étaient poursuivis pour crimes contre l’humanité dans le cadre des violences postélectorales de 2010 et 2011 qui ont causé la mort de plus de 3 000 personnes en Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo était accusé de quatre chefs d’inculpation : meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Des faits pour lesquels l’ancien Président ivoirien avait plaidé non coupable.

La Rédaction