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La C14 exige une reprise pure et simple du recensement électoral et appelle à une grande marche le 17 novembre à Lomé

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Des responsables de la Coalition de l’opposition
Des responsables de la Coalition de l’opposition
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Pour la coalition des 14 partis de l’opposition togolaise, il n’est pas question d’accompagner le gouvernement togolais dans l’organisation des législatives le 20 décembre prochain tant que les conditions nécessaires de transparence ne seront pas réunies. Les responsables de la C14 l’ont fait savoir ce mardi au cours d’une conférence de presse animée au siège de la Convention panafricaine des peuples africains (CDPA) à Lomé.

Face à la presse ce mardi 13 novembre 2018, la coalition des 14 partis politiques de l’opposition a appelé de nouveau le peuple togolais à boycotter la session de rattrape du recensement électoral programmé pour se tenir du 16 au 18 novembre 2018 sur toute l’entendue du territoire national. Elle exige par contre, une reprise pure et simple du processus de recensement avec la participation effective de ses huit représentants à la CENI.

La coalition estime que ses représentants à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) n’ayant pas pris fonction jusqu’alors au sein de ladite institution, elle n’a pas à cautionner le travail fait par le pouvoir de façon unilatérale.

« Nous n’accepterons pas que la CEDEAO nous mène à l’abattoir. Nous serons dans les rues. S’ils nous appellent, nous irons écouter et nous retournerons ensuite dans la rue », a indiqué la Coordinatrice de la coalition, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson déplorant le fait que la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) n’ait pas pris en compte les demandes de son regroupement.

Ces revendications concernent : la mise en œuvre des mesures d’apaisement, le consensus sur la présidence de la CENI, la composition équilibrée des démembrements de la CENI, l’abandon de la présidence des CELI par des magistrats es qualité, l’élaboration d’un chronogramme électoral consensuel par la CENI dans sa nouvelle constitution avec l’appui des experts, l’étude et l’adoption d’un découpage électoral équitable conforme au principe un homme une voix admise en démocratie, l’arrêt du processus électoral en cours entamé sans la participation de la coalition, l’annulation du recensement électoral d’octobre 2018 entre autres.

« Les huit représentants de la coalition ne prêteront serment devant la cour constitutionnelle qu’une fois ses préoccupations prises en compte », martèle la coalition dans sa déclaration liminaire.

S’agissant de la question de sa participation aux prochaines législatives, la coalition  a été catégorique : « La C14 n’ira pas aux élections législatives que le régime prépare dans des conditions anormales », a déclaré la Coordinatrice en accusant le gouvernement togolais de vouloir organiser ces législatives sans les réformes requises contenues dans la feuille de route de la CEDEAO devant déboucher sur une organisation consensuelle des élections crédibles, fiables et transparentes.

Face donc à cela, la coalition des 14 (C14)  appelle les populations de Lomé et de ses environs à sortir massivement le samedi 17 novembre prochain pour une grande marche des les rues de Lomé afin de réitérer ses exigences avant la tenue de toute élection.

Espoir AMEHOASSI