La CEDEAO se dote d’un programme de restauration des terres agricoles

La CEDEAO se dote d’un programme de restauration des terres agricoles

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Photo de famille des participants
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Le Programme de restauration des terres agricoles dégradées pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l’Ouest (PRTAD) a fait l’objet de validation au cours d’un atelier organisé les 10 et 11 mars 2020 à Lomé par l’Agence régionale pour l’agriculture et l’environnement (ARAA), avec l’appui financier de la Coopération Espagnole à travers l’Agence espagnole de Coopération internationale pour le développement (AECID).

Ce Programme vise surtout le renforcement du cadre institutionnel, la génération et la diffusion des innovations technologiques et organisationnelles de la création d’un environnement favorable à la mise en place d’un Fonds d’investissement pour la restauration des terres agricoles dégradées dans la sous région.

Le PRTAD devrait notamment permettre l’accroissement économique et de la productivité des terres et par ricochet, la résilience des populations à l’insécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté, l’adaptation aux impacts des changements climatiques ainsi que l’atténuation des gaz à effet de serre.

La rencontre de Lomé rassemble une cinquantaine de participants venus des 15 pays membres de la CEDEAO et des partenaires financiers et techniques. Ils ont eu à travers un partage d’expériences sur la gestion du phénomène dans les pays respectif, à analyser le document provisoire du programme, et procéder à sa validation pour la gestion durable des terres agricoles dégradées et accroitre la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans l’espace.

Le secrétaire général  du ministère togolais de l’agriculture a à l’ouverture des travaux exprimé l’engagement du Togo à soutenir toute action régionale devant faciliter les interventions en vue d’une amélioration globale des terres agricoles.

« Les autorités togolaises résolument engagées ont validé le document de sauvegarde de l’environnement, qui définit la vision du gouvernement togolais en termes de lutte efficace contre la dégradation des terres, de restauration de plus de 80 % des terres dégradées et de permettre la neutralité en matière de dégradation des terres d’ici 2030 », a déclaré Dr BALI Hélène  Nèmè.

« Dans ce sens, vous avez tout le soutien du gouvernement de la République Togolaise pour faire aboutir ce programme régional en cours de validation technique », a-t-elle ajouté.

La gestion durable des terres agricoles se présente comme un défi majeur pour l’atteinte des objectifs assignés à l’ECOWAP 2025 dont l’objectif central est de  contribuer de manière durable à la satisfaction des besoins alimentaires de la population, au développement économique et social et à la réduction de la pauvreté dans les États membres.

Cris DADA