Le PNP mobilise ses militants pour les manifestations de la C14 les...

Le PNP mobilise ses militants pour les manifestations de la C14 les 29 novembre, 1er, 3 et 4 décembre 2018

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Des manifestants du PNP (archives)
Des manifestants du PNP (archives)
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Au cours de sa réunion hebdomadaire tenue ce samedi 24 novembre à son siège à Lomé, le Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam a appelé ses militants et sympathisants à se mobiliser pour les prochaines manifestations de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition les 29 novembre, 1er, 3 et 4 décembre prochains.  Pour Ouro Djikpa Tchatikpi, Conseiller du Président du PNP, il s’agit de faire en sorte que ces 4 jours soient de « déluge total ».

« Il va falloir que chacun retourne pour se mettre dans la peau des grands manifestants. Ces manifestations doivent faire l’objet de la mer qui fait des vagues. La mobilisation doit être telle qu’il n’y ait pas d’espaces (…)», a indiqué Tchatikpi Ouro Djikpa.

« Ces jours-là, il faut qu’il y ait une grande mobilisation de sorte à ne plus avoir de considération pour les itinéraires. Il faut qu’il y ait un déluge total. Ça doit être plein partout », a-t-il déclaré à l’assistance, tout en expliquant que « la coalition a suffisamment fait preuve du caractère pacifique de ses manifestations et l’expérience a montré que la violence vient  plutôt et toujours du côté du pouvoir ».

Il faut souligner que ces prochaines manifestations avaient été annoncées il y a quelques jours sur certains médias privés de Lomé par la Coordinatrice de la Coalition des 14 partis de l’opposition, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, même si un communiqué officiel de la C14 n’a pas encore confirmé la tenue effective de ces manifestations.

C’est le 17 novembre dernier que la coalition de l’opposition a décidé de renouer avec les manifestations de rue pour exprimer son mécontentement contre la manière dont la crise sociopolitique est gérée par le régime de Faure Gnassingbé et la « conduite unilatérale » du processus électoral.

Sans toutefois écarter l’idée d’un retour à la table des discussions, la Coalition de l’opposition exige entre autres : l’arrêt du processus électoral en cours, la reprise du recensement électoral, la nomination d’une personnalité étrangère à la tête de la CENI, la libération des détenus politiques, des reformes institutionnelles et constitutionnelles, la révision du cadre électoral y compris le droit de vote des togolais de la diaspora, la levée de l’Etat de siège dans les villes de Sokodé, Bafilo et Mango, l’arrêt des rafles dans les quartiers de Lomé et sur toute l’étendue du territoire.

« Nous ne sommes pas fatigués de marcher. C’est avec beaucoup de détermination que nous reprenons les manifestations », avait déclaré à la manifestation du 17 novembre, Jean Pierre Fabre (leader de l’ANC, parti membre de la coalition). « Quand on nous appelle pour discuter, nous irons et en même temps nous allons continuer les manifestations. Cette fois-ci, nous n’arrêterons que quand nous aurons gain de cause », avait laissé entendre pour sa part, Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson.

David