Le Togo garde sa position au sujet de l’homosexualité

Le Togo garde sa position au sujet de l’homosexualité

SHARE
Image d’illustration
image_pdfimage_print

Le Togo reste ferme sur sa position quant aux questions liées à la pratique de l’homosexualité.

« Pour ce qui concerne les relations sexuelles entre adultes consentants du même sexe, le Togo n’envisage pas d’abroger les dispositions qui les criminalisent », a en effet indiqué mardi, le ministre togolais des droits de l’Homme Christian Trimua, à l’occasion de la présentation par visioconférence du 5è rapport périodique du Togo sur la mise en œuvre du pacte international relatif aux droits civils et politiques au comité des Nations unies sur les droits de l’homme.

« Cette orientation sexuelle n’est pas en adéquation avec les valeurs sociales togolaises », a précisé le ministre Trimua devant la Présidente du Comité des droits de l’Homme des Nations Unies, Mme Elisabeth TICHY-FISSLBERGER.

Il faut souligner que selon la législation togolaise, les actes homosexuels sont passibles de trois ans d’emprisonnement et d’une amende allant de 100 000 à 500 000 F CFA.

La pratique est également fortement rejetée par la société togolaise car selon une enquête réalisée par Afrobaromètre et publiée en 2016, 9 togolais sur 10 détestent l’homosexualité.

Il faut souligner que le rapport présenté par le Togo fait état des réformes opérées par le pays ces dernières années en faveur de la démocratie et de l’Etat de droit.

Des défis importants qui restent à relever ont été également relevés notamment ceux de la poursuite de la mise en œuvre des recommandations des mécanismes des droits de l’homme, de l’enracinement d’une culture individuelle et collective des droits de l’homme, aussi bien dans la pratique citoyenne que dans celle des organisations de défense des droits de l’homme entre autres.

Cris DADA