Les agents de l’EDITOGO de nouveau en grève pour 72 heures

Les agents de l’EDITOGO de nouveau en grève pour 72 heures

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Le Togo est toujours privé de son quotidien national « Togo Presse », le syndicat des agents de l’EDITOGO (la société éditrice du journal) ont décidé d’entamer un nouveau mouvement de cessation de travail qui passe désormais de 48 heures à 72 heures à compter de ce lundi 19 août. Ils dénoncent le silence de leur Direction générale face à leurs revendications.

La décision a été prise en assemblée générale tenue ce lundi à Lomé. Les responsables du syndicat expliquent que la grève de 48 heures déjà observée n’a pas donné de fruits.

« Notre grève a commencé depuis le 13 août passé et nous l’avons poursuivi. Nous avons marqué une pause et nous l’avons relancé. Nous n’avons rien eu comme résultat et nous avons décidé de relancer la grève non plus pour 48 heures mais pour 72 heures. Nous réclamons de meilleures conditions de vie et de travail et pour cela nous avons demandé une augmentation de 35 000 F sur tous les salaires sans distinction de catégorie pour permettre aux travailleurs de l’EDITOGO de faire face à la vie chère », a expliqué Ossara Agourna, conseiller du Syndicat de l’EDITOGO (SYNA-EDITOGO).

« Jusqu’aujourd’hui, cette grève que nous sommes en train d’observer n’est que la conséquence d’un silence depuis très longtemps. Nous demandons à notre employeur de revoir nos conditions parce que nous faisons face à la vie chère et notre employeur ne répond pas du tout et ne discute pas avec nous. Nous sommes obligés de déclencher ce mouvement de grève. Nous sommes une entreprise para publique et en principe notre grille salariale devait être revue de temps en temps ce qui n’a pas été fait. Ce qui a rendu nos conditions de vie et de travail très difficiles », a-t-il ajouté.

Le Syndicat de l’EDITOGO demande aux premiers responsables de la société de rompre le silence ou de rendre le tablier. « Si durant les 72 heures rien n’a été fait, nous demandons d’abord aux autorités de prendre leur responsabilité parce nous sommes une presse d’Etat et ce qui se passe ici à EDITOGO risque de ternir l’image du pays. Si cette équipe ne peut rien faire, qu’elle cède la place à une nouvelle équipe qui va travailler à l’émergence de notre presse », a indiqué Ossara Agourna.

La Rédaction