Les comptables des Systèmes Financiers Décentralisés en formation à Kpalimé

Les comptables des Systèmes Financiers Décentralisés en formation à Kpalimé

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Photo de famille des participants
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Les comptables des institutions de micro finances venus de toutes les régions économiques du Togo sont en atelier de formation à Kpalimé sur le thème « Comment initier et réaliser les travaux de fin d’exercice dans les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) ». Les travaux prévus pour prendre fin ce vendredi 13 septembre, sont initiés par l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Togo (APSFD Togo).

La session de formation permettra aux participants d’être capables d’effectuer en toute autonomie, la passation des écritures de fin d’exercice NRC-UEMOA (écriture d’inventaire, de clôture et de réouverture d’exercice), les régularisations portant sur les DAT (créances et dettes rattachées), les opérations de chèques,  de même que les travaux préparatoires nécessaires pour la détermination du résultat fiscal, les déclarations fiscales annuelles, et la clôture annuelle des comptes entre autres.

« Nous avons formé à un moment donné beaucoup de comptables, mais, il y a eu des départs et de nouvelles entrées. Et donc, il faut actualiser les choses. Raison pour laquelle nous sommes à Kpalimé pour former les comptables des SFD sur le sujet. Ce n’est pas tous les comptables qui maitrisent la démarche et les principes comptables. Donc, c’est important de les mettre ensemble tout le temps, pour voir comment ça évolue », a expliqué M. Ange KETOR, directeur de l’APSFD-Togo.

Les comptables seront également outillés sur la justification des soldes du bilan, les principes d’utilisation des comptes d’attente, le calcul et le commentaire des indicateurs de gestion utiles au pilotage de l’institution.

Le directeur de l’APSFD Togo estime que cette formation aura beaucoup d’impact sur la vie de tous les acteurs du secteur : « Au plan comptable, on aura les états équilibrés. Quand on ne passe pas bien les écritures, on a des états déséquilibrés. Et ce n’est pas bon. Quand tu es comptable et tu travailles et puis tu sors des états de synthèses déséquilibrés, ce n’est pas intéressant », a-t-il indiqué.

« L’impact, c’est la qualité de l’information. En finance, l’information est fondamentale. Quand vous avez de bonnes informations, vous pilotez correctement. Mais il y a des institutions qui n’ont pas de bonnes informations et un jour, l’institution tombe. On a besoin d’avoir l’information correcte et de comptable qui retracent correctement les informations comptables. Les B.A.BA s’apprennent à l’université, mais ici, c’est un domaine spécifique. Il faut se former également », a ajouté M. Ange KETOR.

De notre correspondant à Kpalimé, Mensah ASSOGBAGUE