Les grandes décisions de la 61ème session ordinaire de la CEDEAO

Les grandes décisions de la 61ème session ordinaire de la CEDEAO

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61ème session ordinaire de la CEDEAO à Accra au Ghana
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Réunis dimanche 3 juillet en session ordinaire à Accra, les chefs de la CEDEAO ont finalement décidé de lever les sanctions économiques et financières imposées au Mali. Un accord avec le Burkina Faso a été par ailleurs trouvé pour un calendrier de 24 mois avant un retour des civils au pouvoir, à compter du 1er juillet 2022.

« Le sommet a décidé de lever toutes les sanctions économiques et financières à partir de ce jour ; mais maintient les sanctions individuelles et la suspension du Mali des organes de la CEDEAO jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel », a indiqué le président sortant de la Commission de la CEDEAO Jean-Claude Kassi Brou lors d’une conférence de presse.

C’est donc un ouf de soulagement pour le Mali. Contre ce pays  enclavé au dans le Sahel, les sanctions incluaient la fermeture des frontières, le gel des avoirs maliens et la suspension des échanges commerciaux et financiers.

Les chefs d’État ont en effet considéré que les progrès réalisés par le Mali ces dernières semaines étaient suffisants pour la levée partielle des sanctions. La junte au pouvoir dans le pays avait notamment adopté une nouvelle loi électorale et annoncé le retour à l’ordre constitutionnel pour mars 2024.

Pour ce qui est du Burkina Faso, les chefs d’Etat ont décidé de lever la menace de sanctions qui pesait sur le pays depuis mars dernier. Un accord avec le pays a été également trouvé pour un calendrier de 24 mois à compter du 1er juillet 2022 avant un retour des civils au pouvoir.

Mais à l’image du Mali, le Burkina reste également suspendu des instances de l’organisation sous régionale.

La Guinée reste également en marge de sanctions. Un sursis d’un mois a été accordé au pays à cause de la nomination d’un nouveau médiateur notamment l’ancien président béninois Thomas Boni Yayi qui devra obtenir une réduction de la période de transition proposée par Conakry.

Pour finir, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO a au cours de cette 61è session ordinaire choisi comme nouveau président en exercice de l’organisation, le président de la Guinée-Bissau Umaro Sissoco Embalo

La Rédaction