Les journalistes à l’école du processus de REDD+

Les journalistes à l’école du processus de REDD+

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Une trentaine de journalistes et professionnels des médias de la région maritime se forment depuis ce lundi à Lomé sur le mécanisme de réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+) au Togo en tant que stratégie de lutte contre les changements climatiques, ses avantages ainsi que les défis liés à sa mise en œuvre.

L’idée vient du Comité national de REDD+. Objectif, permettre aux journalistes et aux professionnels de médias de renforcer leur capacité sur la problématique des changements climatiques, leurs manifestations, leurs causes, leurs conséquences et les approches de solutions.

Le processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts est parti d’un constat selon lequel le Togo est un pays à faible couverture forestière qui malheureusement a un taux élevé de pertes relatives de surfaces forestières.

 « Les ateliers régionaux de renforcement des capacités des journalistes et professionnels de médias sur le processus REDD+ visent donc à intensifier l’information et la sensibilisation de l’ensemble des parties prenantes au processus à travers des campagnes médias de grande envergure », a martelé le Coordonnateur de REDD+, Assi Hémou.

Dans son intervention de circonstance, le ministre de l’Environnement et des ressources forestières, André Ablom Johnson a rappelé le rôle joué par la forêt et les arbres hors forêt dans la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques, ce qui a permis au gouvernement togolais d’intégrer la REDD+ dans le plan national de développement afin de permettre à la forêt et aux arbres hors forêt de continuer par jouer un rôle socio-économique très important.

Le taux de déforestation selon lui qui était de 3,4% pour la période de 1990 à 2000 est passé à 5,8% entre 2005 à 2010 alors que la moyenne pour cette même période se situait en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale autour de 0,46%. C’est conscient de cette situation que le Togo nourrit l’ambition de parvenir à un taux de couverture forestière de 30% d’ici à l’horizon 2050 », a relevé le ministre qui a salué l’initiative de la REDD+.

En plus des personnes impliquées dans le processus de la réduction des gaz à effet de serre due à la déforestation, les professionnels des médias viennent augmenter le nombre à plus de cent cinquante (150) démarrés depuis le 6 juin dernier.

Joseph Ahodo