Lutte contre la prostitution des filles : une journée de réflexion initiée...

Lutte contre la prostitution des filles : une journée de réflexion initiée à Atakpamé

SHARE
Photo de famille
image_pdfimage_print

La thématique relative à la contribution des autorités étatiques et traditionnelles à la lutte contre la prostitution des jeunes filles était au centre d’une journée de réflexion ce 30 novembre à Atakpamé. Initiée par l’Association petite sœur à sœur (PSAS) avec l’appui de l’ « Action Medor » et le ministère fédéral allemand chargé de la coopération économique et du développement (BMZ), elle s’inscrit dans le cadre du projet « amélioration des conditions de vie et de la santé des jeunes filles et femmes vulnérables et leurs familles ».

Cette journée de réflexion a regroupé des chefs traditionnels, des responsables des comités de développement de quartiers et de villages ainsi que les représentants des organisations de la société civile. Elle a pour but d’améliorer la situation sanitaire et économique des jeunes filles et femmes vulnérables et leurs familles au Togo.

Il s’agit également de rappeler aux cadres natifs leurs rôles d’éducateurs dans la commune et de permettre à toute la communauté de l’Ogou de mieux cerner les inconvénients et effets néfastes du phénomène de la prostitution face au développement d’une localité.

Plusieurs manifestations ont marqué cette journée dont un exposé-débats. Les participants ont été également renseignés sur les statistiques nécessaires devant les amener à concevoir des projets de développement au plan national et d’en susciter auprès des partenaires,  un intérêt général.

La représentante du préfet de l’Ogou, Mme Sena Akuessi a remercié les membres de PSAS pour cette initiative et cette mobilisation pour le bien de la préfecture. Elle a mis l’accent sur la précarité des conditions de vie de nombreux jeunes faisant le déplacement des zones rurales pour les centres urbains à la recherche du mieux être, qui selon elle n’ont aucune réelle formation scolaire et qualification professionnelle.

« En ville, faute du travail et de moyens pour subsister, elles s’adonnent au travail du sexe », a-t-elle ajouté.

Pour la chargée du projet, Mme de Medeiros Juanita, ces jeunes filles et femmes, une fois en ville vivent dans des conditions d’hygiène parfois très précaires et n’ont pas d’accès à une hygiène de base, contractent le VIH SIDA ou d’autres maladies sexuellement transmissibles ou encore tombent enceinte par inattention.

La représentante du maire de la commune Ogou1, Mme Degbe Akouélé Josephine a pour sa part exhorté tous les acteurs impliqués à faire des propositions concrètes en vue de réduire ce fléau sans cesse croissant.

M. Nanou Idrissa, directeur préfectoral de l’action sociale des plateaux a également pris part aux travaux.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo