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Lutte contre le terrorisme au Togo : Le gouvernement annonce une rencontre avec la société civile

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Le ministre Christian Trimua au sortir de la rencontre de mardi dernier
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Dans ses stratégies de lutte contre le terrorisme, le gouvernement togolais poursuit les actions de consultation avec les différentes composantes de la vie sociologique du pays. Une rencontre avec les organisations de la société civile est annoncée dans les prochains jours.

Cette annonce intervient après les rencontres entre le gouvernement et les partis politiques le 04 août dernier, et ensuite avec les institutions de la République ce mardi 16 août à Lomé.

Les échanges portent généralement sur la situation sécuritaire du pays, l’action du gouvernement, la manière dont les opérations se déroulent, les mesures d’accompagnement des populations de sorte à permettre à la fois d’être résistant face à l’attaque, et d’être résilient pour ce qui concerne les populations face au danger des attaques terroristes.

« La rencontre avec les institutions de la République est indispensable parce que les institutions de la République ont chacun un rôle qui concerne à la fois le développement du pays mais également les questions de sécurité. Dans un schéma comme celui-ci on a besoin de lois, de l’accompagnement des juridictions, de la communication, de l’interaction avec les médias, de la pédagogie qui doit se faire également dans cette période. J’évoque souvent qu’on oublie que les groupes terroristes ont également leurs services de renseignement, et que la façon dont nous communiquons peut leur donner des éléments », a expliqué le ministre des droits de l’homme Christian Trimua (porte parole du gouvernement) au sortir de la rencontre de mardi dernier.

« Les concertations se poursuivent. La prochaine étape une réunion va être organisée avec la société civile également pour échanger et voir comment dans ce schéma global de résistance et de combat contre les groupes armés terroristes qui interviennent sur nos frontières, la société civile peut apporter sa contribution pour le meilleur de notre pays », a-t-il ajouté.

« Nous sommes dans une région dans laquelle un état d’urgence sécuritaire est proclamé, qui appelle à des restrictions d’un certain nombre de liberté. La Commission nationale des droits de l’Homme a un travail de monitoring à faire de sorte à anticiper les possibles écarts qui peuvent intervenir et permettre au gouvernement d’anticiper également tous ceux dont les populations pourraient également souffrir et éviter cela. Donc on est dans un rôle de concertation et de dialogue avec les acteurs politiques d’une part, et avec les institutions d’autres parts, et avec également les acteurs de la société civile et les populations concernées », a précisé le ministre.

Au cours de ces concertations, des propositions sont également recueillies en vue d’améliorer la stratégie de riposte contre les attaques terroristes souvent menées par des groupes armées contre le pays.

David S.