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Lutte contre les changements climatiques : Lancement de la phase II du mécanisme « forêts et paysans » au Togo

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Les activités de la seconde phase du mécanisme forêts et paysans (Forest and Farm Facility-FFF) qui couvre la période 2018-2022 ont été lancées ce vendredi 12 avril à Lomé. C’est une initiative de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soutenu par l’Agence de coopération Allemande (GIZ), qui vise à renforcer les capacités des producteurs forestiers et agricoles afin de leur permettre de mieux lutter contre la pauvreté et faire face aux changements climatiques.

Le mécanisme FFF vise également à améliorer les moyens d’existences des populations rurales, en s’appuyant exclusivement sur les organisations de producteurs forestiers et agricoles identifiés comme acteurs clés du développement durable, en vue de créer des paysans résilients face au changement climatique.

« Ce projet vient à point nommé parce qu’aujourd’hui la question de changement climatique n’est plus à démontrer car nous le vivons, nous le sentons, les effets pervers sont ressentis à travers nos produits. Le projet FFF de la FAO nous permettra en tant que producteurs de remédier certaines pratiques puisque le projet sera déroulé avec nous et par nous et donc, il nous permettra de revoir dans nos pratiques ce que nous faisons et qui contribue à favoriser ce changement climatique et qu’on peut faire pour atténuer les effets. Aussi, nos cultures que nous faisons aux berges des rivières pose d’énormes problèmes et l’utilisation aujourd’hui des pesticides d’une façon abusive et qui ne sont pas homologués crée également des problèmes de santé à l’homme et même aux animaux », a indiqué Ayéfoumi Salif Olou-Adara, secrétaire général de la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs agricoles (CTOP).

Le chargé de Programme au Bureau de la FAO au Togo, M. Djiwa Oyétoundé a dans son intervention réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le Togo dans ses efforts pour le développement durable et la protection de la nature. Selon lui, le mécanisme FFF est d’une grande importance parce qu’en Afrique, plus de 700 millions d’hectares de terres sont dégradées et que la dégradation se poursuit à un rythme alarmant touchant près de 3 millions d’hectares par an.

« Le projet FFF vise à mener des actions concrètes en milieu paysans, au milieu des organisations paysannes qui font à la fois l’agriculture et la foresterie, les deux étant intimement liées. La FAO développe une approche qui vise à aller auprès de ces organisations paysannes pour mettre en œuvre des actions qui concourent à s’adapter au changement climatique, à améliorer leurs revenus tout en préservant le paysage dans lequel tout se développe. Au Togo nous allons au cours d’un an identifier quelques organisations paysannes autour de quelques éco systèmes particuliers et nous allons travailler pour avoir des résultats concrets que nous allons présenter au monde pour montrer qu’on peut bien travailler directement avec les organisations paysannes pour avoir des résultats », a-t-il souligné.

Ont pris part à cet atelier de lancement, près de 60 personnes notamment des représentants des services publics sectoriels concernés, des représentants des organisations de producteurs forestiers et agricoles clés, des représentants des partenaires de développement œuvrant à la résilience des paysages face au changement climatique et à l’amélioration des moyens d’existence.

Elisabeth S.