Offensive diplomatique de Faure Gnassingbé au Qatar

Offensive diplomatique de Faure Gnassingbé au Qatar

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Faure Gnassingbé lors de la session à Doha au Qatar
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Présent à Doha où il prend part au Forum économique annuel du Qatar, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a été ce 21 juin l’hôte d’une session dédiée au Togo. Un exercice qui a rassemblé des représentants d’institutions financières internationales, des chefs d’entreprises et de diplomates.

Le dirigeant togolais était le seul intervenant en provenance d’un pays francophone d’Afrique au cours de la séquence consacrée au futur du continent, intitulée « In conversation with President Gnassingbe ».

Il a évoqué les ressorts de l’inclusion socio-économique du Togo dans un contexte de crise sanitaire et économique, et mentionné par ailleurs les préoccupations posées par l’inflation et l’insécurité au plan régional.

Faure Essozimna Gnassingbé n’a pas manqué de mettre en relief les avantages compétitifs du Togo et l’attractivité que représente la possibilité de développer des chaînes de valeurs, tout en profitant de la compétitivité du Port autonome de Lomé.

Au ragrd de la dégradation du contexte sécuritaire régional et dans sa stratégie de lutte contre la pauvreté, le Togo déroule en effet une Feuille de route gouvernementale sur la période 2020-2025 avec pour objectif, renforcer l’inclusion et l’harmonie sociales, consolider la paix, dynamiser la création d’emplois (en s’appuyant sur les forces de l’économie), et moderniser le pays à travers le renforcement de ses structures.

Par ailleurs, au cours d’une session particulière sur l’avenir de l’Afrique, Faure Gnassingbé a expliqué davantage les nouveaux défis à relever en vue de renforcer la résilience des économies.

« Le premier enjeu que nous avons, ce sont les conséquences de la succession des crises avec une hausse du coût de la vie pour nos populations. Je parle du Togo, mais cela vaut également ailleurs en Afrique de l’ouest ».

Le chef de l’Etat s’est en outre attardé sur les crises sécuritaires et leurs conséquences néfastes sur la promotion des investissements, et d’évoquer les approches de solutions adoptées au Togo, et qui font cas d’école dans le monde.

« Le second défi est celui de l’insécurité dans la sous-région. Le contexte sécuritaire régional entrave également nos efforts pour attirer les investisseurs. L’insécurité accroît le risque et donc quand la perception du risque est élevée, le coût de l’investissement l’est également. Mais nous pensons qu’aujourd’hui, avec la tendance de l’économie et la perturbation des chaînes d’approvisionnement classiques, nos pays ont une opportunité d’offrir une bonne alternative avec la construction de chaînes de valeurs comme le textile », a-t-il indiqué.

Au demeurant, Faure Gnassingbé aura marqué d’un sceau particulier, les travaux de cette deuxième Forum économique du Qatar qui est consacré aux réflexions globales pour la relance de la croissance partagée.

Ce  forum de haut niveau réunit plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement, des partenaires au développement, des investisseurs et opérateurs économiques de renom.  Il vise à identifier des stratégies plus globales permettant de relever les défis les plus urgents des économies et d’assurer une reprise égalitaire de la croissance post-pandémie.

Les travaux prennent fin ce 22 juin 2022.

David S.