Au Parti des Togolais, les femmes doivent imiter leur arrière-grand-mère

Au Parti des Togolais, les femmes doivent imiter leur arrière-grand-mère

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Le Délégué national aux affaires intérieures du Parti des Togolais, Gnimdéwa Atakpama.
Le Délégué national aux affaires intérieures du Parti des Togolais, Gnimdéwa Atakpama.
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En prélude à sa rentrée politique et comme à l’accoutumée dans l’exécution de son programme de formation civique, le Parti des Togolais a organisé ce mardi à son siège à Lomé un séminaire à l’intention des femmes,  sous le thème : « Rôle des femmes dans l’action citoyenne au Togo ».

parti-des-togolais-femmesCette formation selon les organisateurs vise à renforcer les capacités des différentes composantes de la société, particulièrement les femmes afin qu’elles soient mieux outillées pour comprendre et participer en connaissance de cause au débat socioéconomique et politique du Togo.

« Quelle est cette main derrière qui cherche à affaiblir les femmes, à abattre leur force politique et financière et de jouer pleinement leur rôle ? » Les différents intervenants du Parti des Togolais présidé par Alberto Olympio ont mis les femmes devant les faits accomplis avant d’attirer leur attention sur leur rôle.

A titre d’exemple qui met en lumière le rôle de la femme, le monument de l’indépendance du Togo qui selon les responsables dudit parti n’est pas seulement artistique, mais un symbole qui « rend hommage » à la femme par son « engagement depuis 1933 ».

« Le Togo avait également subi les conséquences de la crise de 1929. En réponse, l’administration a augmenté les taxes alors que les salaires avaient fortement diminué et il n’y avait pas le pouvoir d’achat. Après l’arrestation des présumés meneurs par l’administration, les femmes ont aussitôt vidé les marchés pour faire leur siège du Palais des gouverneurs qui a du libéré les prétendus meneurs », a expliqué le Délégué national aux affaires intérieures du Parti des Togolais, Gnimdéwa Atakpama.

Mais ces femmes a-t-il poursuivi, ne se sont pas arrêtées là, plutôt elles ont été plus loin jusqu’à faire retirer ces taxes parce qu’elles ont finalement compris qu’il ne fallait pas lutter contre quelqu’un  mais contre l’injustice fiscale.

« Dans les années 90, les jeunes ont fait la même chose en luttant contre l’injustice judiciaire. Donc aujourd’hui, nous voulons dire aux femmes de faire ce que ces femmes ont fait », a-t-il ajouté.

Très attentives à la cause qui les réunissait, les femmes ont apprécié l’idée de se retrouver ensemble pour parler du rôle que leurs arrières parents avaient joué dans le temps et comptent les imiter.

C’est une formation mise en place depuis deux (2) ans pour s’adresser chaque mois à toutes les couches à être mieux outillées pour se prendre en charge.

Joseph Ahodo