Point de vue et attente de certains acteurs politiques à la veille...

Point de vue et attente de certains acteurs politiques à la veille du dialogue

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Gilbert Bawara, Agbéyomé Kodjo, Gerry Taama et Gilchrist Olympio
Gilbert Bawara, Agbéyomé Kodjo, Gerry Taama et Gilchrist Olympio
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Les acteurs de la classe politique togolaise se bousculent à la veille de l’ouverture du dialogue qui devra sortir le pays de la crise sociopolitique dans laquelle il est plongé depuis août 2017. Aussi bien du côté du pouvoir que celui de l’opposition, la volonté des uns et des autres est que ce dialogue débouche sur des solutions consensuelles pour le bien de tous et de la nation togolaise, même si les positions restent encore plus ou moins tranchées.

« Nous allons à ce dialogue avec un esprit constructif, avec un esprit d’ouverture et la volonté de parvenir à des compromis qui soient dans l’intérêt du Togo. Car la finalité, c’est la réalisation des réformes », a indiqué dans un entretien avec nos confrères d’africa24, le ministre Gilbert Bawara en charge de la fonction publique. Pour ce cadre du parti UNIR, tous les sujets peuvent faire l’objet de discussion lors des échanges.

« Nous sommes totalement à l’aise et sereins. Il faut que toutes les parties aient le loisir et la possibilité de mettre sur la table, les points de discussions qu’elles souhaitent. Qu’il s’agisse du départ du président de la République, de la constitution de 1992(…) ; Nous n’allons empêcher personne de mettre sur la table de discussions quelque sujet que ce soit », a-t-il précisé.

Du côté du parti UFC (Union des Forces du Changement), l’on se félicite de l’ouverture prochaine du dialogue tout en appelant les acteurs politiques à accélérer l’agenda des réformes. Le parti de Gilchrist Olympio a dans un communiqué lancé un appel solennel à tous les acteurs afin qu’ils fassent preuve de courage pour réaliser « une entente politique historique dont l’enjeu est une Nation Togolaise réconciliée et tournée vers des tâches de réduction de la misère, de la pauvreté et du développement économique ». « Le dialogue doit être inclusif, constructif, franc et sincère. Les intérêts supérieurs de la Nation Togolaise doivent être prioritaires », recommande l’UFC qui réaffirme sa disponibilité à œuvrer dans le cadre de ce dialogue pour la résolution définitive de la crise.

Pour sa part, Agbéyomé Kodjo du parti OBUTS (Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire) plaide pour un dialogue « inclusif » avec une participation des forces armées togolaises, ce que ne souhaite pas la Coalition des 14 partis de l’opposition pour qui les pourparlers doivent seulement se limiter entre elle et le pouvoir en place. Pour le Président du parti OBUTS, il ne serait pas bien de réduire les problèmes nationaux à la convocation de deux camps notamment celui du pouvoir et la coalition des 14 partis de l’opposition. Agbéyomé Kodjo estime par ailleurs qu’il est temps que les acteurs politiques prennent leurs responsabilités pour la réussite du dialogue du 15 février afin de « mettre fin à la souffrance de la population ».

Gerry Taama du Nouvel Engagement Togolais (NET) rappelle également pour sa part que le dialogue est par-dessus tout, la voie royale de sortie de crise. Il invite les acteurs politiques à saisir cette opportunité, et d’œuvrer ensemble en vue de sortir le Togo de la situation actuelle du pays. Le vœu du NET est que ce dialogue soit sincère et sorte définitivement le Togo de ses sempiternelles crises politiques à répétition.

Il faut rappeler que les travaux préparatoires du dialogue démarrent ce 15 février. Les pourparlers proprement dits s’ouvrent le 19 février selon les dernières informations.

Cris DADA