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Santé animale/ OIE : Les points focaux nationaux d’Afrique francophone en formation à Lomé

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Une photo de famille des participants
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Lomé la capitale togolaise accueille depuis ce mercredi 09 octobre, un séminaire régional de formation (6ème cycle) des points focaux nationaux de la région Afrique francophone de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) pour les produits vétérinaires.

Les travaux prévus pour durer trois jours, visent à étudier la possibilité d’élaborer des normes ou des directives concernant les vaccins autogènes et d’autres solutions de remplacement aux antimicrobiens, notamment des orientations sur la qualité, la sécurité et l’efficacité, comme outils pour réduire le recours aux antimicrobiens.

Les participants auront à se plancher sur les questions relatives à la qualité du médicament vétérinaire, à la résistance antimicrobienne et l’utilisation prudente des antimicrobiens et à la pharmacovigilance afin de pouvoir relever les nombreux défis que représente le médicament vétérinaire dans les différents pays d’Afrique francophone.

Les travaux ont été ouverts par le Directeur de cabinet du ministère de l’agriculture, de la production animale et halieutique (MAPAH), M. Konlani Dindiogue, en présence du Directeur de l’élevage et également délégué du Togo auprès de l’OIE, Batawui Komla et de la cheffe de service Antibiorésistance et produits vétérinaires à l’OIE, Dr Elisabeth Erlacher-Vindel.

« Parmi les nécessités de maintenir la santé animale, c’est aussi les médicaments vétérinaires, la prévention avec les vaccins, les bons diagnostics et aussi les traitements. Depuis quelques années, on a un problème croissant qui est appelé anti bio résistance qui est la résistance croissante aux antibiotiques et qui empêche de traiter correctement les maladies. Et on est à Lomé pour essayer de voir comment diminuer ces problèmes », a expliqué Dr Elisabeth Erlacher-Vindel.

Ce séminaire de l’OIE a été salué par le Directeur de cabinet du MAPAH qui selon lui, permet aux pays de disposer de compétences requises en vue d’assurer la bonne gouvernance des services vétérinaires.

« Face aux menaces et maladies de toute sorte qui pèsent encore sur le cheptel surtout les petits éleveurs, de dispositions idoines et impérieuses doivent être prises en vue de permettre au secteur de continuer à jouer pleinement son rôle », a déclaré Konlani Dindiogue.

Il faut souligner que l’intensification de l’élevage demeure un puissant moteur de croissance économique, de réduction de la pauvreté et surtout de lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire. Au Togo, une place de choix est accordée à ce secteur dans le cadre du Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN). Le pays s’est par ailleurs inscrit depuis cinq ans dans un système régional parrainé par l’UEMOA qui a créé un réseau de lutte contre la circulation des médicaments frauduleux dans la sous-région ouest africaine. Il a fait savoir qu’à l’issue de la rencontre, les participants auront la responsabilité de dupliquer cette formation sur le terrain en formant les points focaux au niveau des régions sur l’ensemble du territoire national.

David K.