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Sommet sur la sécurité maritime : ce n’est pas une affaire de la CDPA

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Brigitte Kafui ADJAMAGBO JOHNSON
Brigitte Kafui ADJAMAGBO JOHNSON
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La Convention Démocratique des peuples Africains (CDPA) n’entend pas être aux côtés du Gouvernement dans organisation du sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique prévue du 10 au 15 octobre 2016 à Lomé. Cette formation politique de l’opposition togolaise, suite à des échanges avec le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, vient de rendre public un communiqué dans lequel elle souligne clairement qu’elle « ne saurait accompagner le gouvernement dans cette entreprise ».

Les raisons avancées par cette formation politique sont multiples. En effet, la CDPA trouve dans cette invitation du gouvernement à s’associer à l’organisation du sommet, « une menace voilée à l’endroit de quiconque entreprendrait une action en dehors de celles prévues par le gouvernement ».

La Convention estime que « dans un pays bien gouverné où les dirigeants sont soucieux du bien-être de leurs administrés, la tenue d’un sommet réunissant plus de 3000 personnes est une bonne chose pour l’économie. Malheureusement on ne peut pas en dire autant au Togo ». Une position qui bien entendu, n’engage que cette formation politique.

« La CDPA est dubitative quant aux retombées de cette conférence sur le quotidien des togolais, surtout au regard des milliards de francs CFA qui sont dépensés aux frais des contribuables. Par ailleurs, la CDPA n’accepte pas que les autorités aient pu sacrifier sur l’autel de cette conférence, l’avenir de nos enfants en ajournant la rentrée scolaire, pénalisant ainsi notre système éducatif déjà mal en point. Elle ne comprend pas pourquoi pour ces assises, le régime détourne pendant des semaines, quasiment toute l’administration et toutes les forces de sécurité de leurs missions initiales qui est de servir les populations », peut-on également lire dans ce communiqué signé de Brigitte Kafui ADJAMAGBO JOHNSON (photo), la Secrétaire Générale de la CDPA.

Cette position de la CDPA rejoint celle de son allié de l’opposition, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) de Jean Pierre Fabre pour qui ce sommet ressemble beaucoup plus à un « marketing politique » du pouvoir de Lomé.

David SOKLOU