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Architecture et urbanisme : L’ONAT à la rencontre des populations à Atakpamé

L’Ordre National des Architectes Togo (ONAT) a organisé du 19 au 21 Janvier à Atakpamé, une série d’activités d’utilité publique sur diverses thématiques en lien avec l’acte de bâtir dans la sécurité et dans la légalité.

Ces manifestations axées sur le thème central « projet utilité publique et sociale au  bénéfice des collectivités et des populations », concernent notamment des conférences publiques et de consultations foraines gratuites d’architecte, de séances d’information et de sensibilisation. Elles entrent  dans le cadre de l’acte 2 de « l’ONAT à la rencontre du Togo ».

Il s’est agi d’informer et sensibiliser le public sur la profession d’architecte et la nécessité absolue du recours aux services des architectes pour tout projet de construction, d’amener les participants à cerner le bien fondé du permis de construire et les différentes mesures prises par les autorités nationales dans l’amélioration croissante du cadre de vie, de l’habitat et du climat des affaires tout en proposant aux institutions et mairies les mesures du programme de mise à disposition de l’Expertise Architecturale Togolaise (PMEAT) entre autres.

Au cours des trois jours, les causeries-débat portent sur plusieurs sous-thèmes entre autres « l’architecture, un choix de société », « architectures et cultures », « environnement bâti et développement durable de nos villes, vision et perspectives », « solutions urbanistiques pour les villes en construction », « technologie et transition urbaine, l’occasion de combler le gap du développement ».

Les 03 architectes ayant fait leur entrée dans l’ONAT

Le but est de rassurer les acteurs sociaux, économiques et politiques de la région des plateaux à comprendre le programme de rapprochement de l’ONAT avec les institutions, administrations et pouvoirs publics décentralisés du Togo à l’intérieur du pays.

À l’ouverture des travaux , la famille des architectes du Togo s’est agrandit de trois nouveaux membres qui ont prêté serment en présence du ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de la réforme foncière Me Tsolenyanu Koffi, du ministre délégué en charge de l’enseignement technique et de l’artisanat M. Hodin Kokou Eké, et celui de la communication et des médias Pr. Akodah Ayewouadan et d’autres éminentes personnalités.

Les impétrants Sala winiga, Adam Zouroukaneni et Kpodz Tonyeli, tous nantis d’un diplôme de Master à l’EAMAU et inscris au tableau de l’ONAT respectivement sous les numéros 197, 198 et 199 s’engagent à observer l’éthique et la déontologie qui régissent leur profession et à se soumettre aux sanctions en cas de manquements qui leur seront imputables.

Ils appartiennent aussi désormais à la conférence des ordres des architectes de l’UEMOA, membres de la fédération des architectes francophone d’Afrique, de l’Union des Architectes d’Afrique et aussi celle internationale des architectes.

Le président de l’ONAT M. Limazie Péyébinesso a au nom de tous les architectes assermentés du Togo a dit merci à ses collègues venus du Burkina Faso, du Bénin et de l’UEMOA pour leur présence. Il a indiqué que ce projet de rencontre porte des activités dont les objectifs fondamentaux visent non seulement à mettre les architectes au service de la décentralisation au Togo, mais aussi d’apporter l’expertise Togolaise aux communes pour l’implémentation efficiente du système de permis de construire, de démystifier la profession de l’architecte et de ses services tant auprès des gouvernants que des populations. « Il s’agit bien d’aller à la rencontre du Togo », a-t-il ajouté.

Créé par la loi 90-02 de la République Togolaise, l’ONAT est une institution qui informe, conseille et oriente les populations et représente les architectes du Togo auprès des pouvoirs publics.

Le préfet de l’Ogou M. Akakpo Edoh et Mme Akakpo Robertine représentant le maire de la commune Ogou 1, ont également pris part aux travaux.

De notre correspondant à Atakpamé, Evrard Nomanyo




Togo/ Éliminer la Défécation à l’Air Libre : Les acteurs de la Cellule de Coordination Régionale (CCR) des plateaux peaufinent leurs activités biennales

La Cellule de Coordination Régionale des activités eau, hygiène et assainissement a initié ce vendredi 30 décembre à la direction régionale de la planification des plateaux à Atakpamé, une revue de ses activités des deux années écoulées et la programmation du plan d’action de l’année prochaine 2023.

Cette rencontre organisée avec l’appui financier de l’UNICEF et du Fonds Mondial pour l’Assainissement (FMA), a regroupé une vingtaine de participants de différentes structures notamment des services déconcentrés de l’État, des ONG et des associations.

Elle a permis de faire le bilan des activités menées au cours de la période allant de Janvier 2021 à Décembre 2022, d’échanger avec tous les acteurs au niveau au niveau régional et de permettre également à la cellule de coordination préfectorale de faire le point par rapport à la situation d’après le post Global Sanitation Fund (FMA).

En finir avec la défécation à l’air libre

Il s’agit pour les organisateurs de faire un rapprochement des ressources que les partenaires ont mis à leur disposition et les résultats sur le terrain. Le but est d’interpeller les acteurs à une meilleure utilisation desdites ressources entre autres l’approche « crédit latrine » dans l’Akébou qui permet l’octroi de crédit aux ménages à travers les Institutions de Microfinances (IMF) pour la construction des latrines hygiéniques et durables.

Les participants ont aussi évalué le niveau d’atteinte des objectifs fixés, formulé des recommandations en vue d’une amélioration des interventions au niveau régional, et identifié les problèmes et difficultés qui minent le fonctionnement du programme Togo SANDAL à travers l’approche Assainissement Total Piloté par la Communauté (ATPC). Un programme qui permet d’améliorer l’accès et l’utilisation des latrines au niveau des familles dans 5 districts dans la région des plateaux notamment Akébou, Amou, Danyi, Wawa et Moyens-Mono.

Selon le rapport présenté, au total de 552 villages ont été touchés. 478 villages (86,59 %) et 10 cantons sur les 37 ont été conduits à la « Fin de Défécation à l’Air Libre » (FDAL), ce qui a permis à 249.577 personnes de vivre dans un environnement Sans Défécation à l’Air Libre (SANDAL).

Pour l’année prochaine, ledit programme avec les efforts de l’ONG ALAFIA  entend déclarer la préfecture de l’Akébou, première préfecture FDAL.

Le président de la CCR-plateaux  M. Alli Essossinam et  le directeur exécutif de l’ONG ALAFIA  Mme Tetey Adzoavi Nyuitose se sont félicités de la participation active des membres aux débats et les ont encouragé à s’engager toujours dans la lutte contre la DAL.

Le chargé régional de suivi des activités WASH à la Direction Régionale de la Santé des plateaux M. Aziale Kossi Sena a  remercié tous les acteurs pour le travail abattu malgré les difficultés sur le terrain pour accompagner les communautés à mettre fin à la DAL (Défécation à l’air libre). Il a exhorté les délégués à plus de responsabilités et à redoubler d’efforts pour l’atteinte des objectifs fixés.

Pour rappel, c’est depuis 2014 que le gouvernement et ses partenaires combattent la défécation à l’air libre dans les communautés, une pratique qui a de lourdes conséquences sur la santé des populations.

Depuis Atakpamé, Évrard Nomanyo




Togo : Le manuel d’éducation à la citoyenneté numérique vulgarisé à Atakpamé

La direction de la formation civique a organisé ce jeudi 15 décembre, une rencontre de vulgarisation du manuel d’éducation à la citoyenneté numérique à Atakpamé.

C’est un document conçu par le ministère des droits de l’homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la République, en  collaboration  avec les ministères chargés de l’économie numérique, de l’enseignement supérieur et de la sécurité pour mieux aider à comprendre et à diffuser les règles et principes de la citoyenneté numérique et à maîtriser par ailleurs les compétences indispensables en la matière.

L’occasion a permis à la représentante du ministère des droits de l’homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la République Mme Ankoutsè Yawa et l’administrateur culturel en service à la direction de la formation civique d’entretenir les chefs traditionnels, les médias, les représentants des confessions religieuses et de la société civile sur l’incivisme dans le cyber espace, l’environnement du numérique au Togo, le patriotisme en lien avec la paix et la sécurité, la connaissance des institutions de la République entre autres.

A travers un extrait dudit document mis à leur disposition, les participants ont échangé avec les organisateurs de la rencontre sur le devoir du citoyen, les comportements civiques, la culture de la paix et le vivre ensemble. Ceci au regard des avantages et des inconvénients liés au numérique qui est devenu un outil de communication incontournable pour tous.

Des conseils comme le fait de ne pas accepter n’importe qui comme ami sur les réseaux sociaux, la non publication des images indécentes, le respect et la courtoisie avec les  autres sans les diffamer, le partage de ce qui est vrai et utile, le non partage des informations confidentielles sur sa vie privée, dans la mesure où toute publication, même supprimée demeure et peut vous rattraper.

La vigilance vis-à-vis de l’arnaque et les fake-news et la loi qui punit les dérapages sur ces réseaux ont été également partagées avec les participants à qui il a été demandé de restituer la leçon apprise dans leurs communautés respectives.

Le préfet de l’Ogou M. Akakpo Edoh a également participé aux travaux.

De notre correspondant à Atakpamé, Evrard Nomanyo




Enseignement technique : Des formateurs en dessin technique et professeurs de mathématiques renforcent leurs capacités à Atakpamé

Le ministère délégué chargé de l’enseignement technique et de l’artisanat organise du 12 au 16 décembre à Atakpamé avec l’appui du Fonds National d’Apprentissage de Formation et de Perfectionnement Professionnels (FNAFPP), un atelier de formation des formateurs en dessin technique des cycles Certificat d’Aptitude Professionnel (CAP) et Brevet de Technicien (BT).

La formation est couplée de celle en géométrie descriptive et logiciel de mathématiques à l’intention des professeurs de mathématiques de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Elle vise à renforcer les capacités de ces acteurs clés du sous-secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle afin que ceux-ci soient en phase avec les changements et évolutions technologiques.

Il s’agit de les outiller sur l’importance du dessin technique, l’appropriation du programme de formation en dessin technique, les problématiques de l’enseignement de dessin technique, la préparation de leçon et les méthodes d’enseignement entre autres.

Dans le cadre de ces enseignements, la stratégie nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle ambitionne non seulement le développement de compétences techniques et professionnelles, une éducation et une formation de qualité, équitable et accessible à tous devant favoriser l’employabilité et la mobilité professionnelle mais également l’apprentissage tout au long de la vie et la promotion d’une croissance économique inclusive et un développement durable.

Le ministre délégué chargé de l’enseignement technique et de l’artisanat, Hodin Kokou Eké a souligné que pour ces actions, aucun maillon de la chaîne ne doit être laissé pour compte (des cadres de conception jusqu’aux agents d’exécution en passant par les formateurs).

Il a fait savoir que le sous-secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle constitue aujourd’hui un des leviers stratégiques pour contribuer à l’atteinte de l’objectif global du Plan national de développement (PND), celui de transformer structurellement l’économie pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents et induisant l’amélioration du bien être social.

Le directeur de l’Institut National de Formation et de Perfectionnement Professionnel (INFPP), M. N’guissan Kossi Émile a de son côté indiqué que ces formations rentrent dans le développement de compétences de tous les agents tout au long de leur carrière.

L’ouverture des travaux s’est déroulée en présence du préfet de l’Ogou, Akakpo Edoh.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo




Atakpamé : Les associations EBENE France et CRADA offrent des matériels soignants à la Direction préfectorale de la santé

L’association EBENE basée en France et son partenaire Centre de Réflexion et d’Appui au Développement des Associations (CRADA), ont remis ce mercredi 7 décembre, des matériels de réanimation et de prise en charge de COVID-19 à la Direction Préfectorale de la Santé (DPS) de l’Ogou à Atakpamé.

Ce don d’un coût global d’environ dix millions (10 000 000) de F CFA, est composé des tensiomètres avec surveillance Sp, concentrateur d’oxygène, sonde d’incubation trachéale, canule de Guedel, aspirateur de mucosité manuel, moniteur multiparamétrique, glucomètre Yasee GL M76, nébuliseur professionnel, boite de laryngoscope, défibrillateur entièrement automatique (DEA) ZOLL AED Plus, masques à oxygène, insufflateur réutilisable laerdal, bandelettes Yasee, Oxymètre de pouls (oxymètre de doigt numérique), pousse-seringue électrique portable et compact medipost.

La remise du don a été effectuée en présence du préfet de l’Ogou Akakpo Edoh, du Médecin Commandant chef du centre de prise en charge COVID d’Atakpamé Gnazingbe Essoman, de la directrice préfectorale de la santé Dr. Sabi Monfaye ainsi qu’un groupe de soignants.

Le président de EBENE France Sowu Kodzo Elom et le Directeur exécutif de CRADA Sowu Edem, ont précisé que ce geste symbolique à caractère humanitaire s’inscrit dans le cadre du projet d’appui (Action 2 COVID-19 de l’Ogou) que leurs organisations entendent apporter aux médecins pour leur permettre de traiter et de prendre en charge les malades en détresse respiratoire victimes du COVID-19.

« Il vient augmenter les matériels du centre de prise en charge COVID-19 d’Atakpamé », ont-ils ajouté.

En réceptionnant ce lot, Médecin Gnazingbe a salué l’initiative du projet et a rendu hommage aux deux associations qui œuvrent de concert pour contribuer à renforcer la réanimation et la prise en charge des patients de COVID-19.

Pour sa part, Dr. Sabi a énuméré les intrants (matériel de dépistage, équipements de protection individuelle, matériaux de diagnostic et de traitement, etc…), déjà offerts par EBENE au début de la pandémie. Elle a au nom du corps soignants de son service manifesté sa reconnaissance et a promis de faire bon usage dans l’intérêt de tous. Elle a par ailleurs lancé un appel à d’autres bonnes volontés.

Le préfet de l’Ogou a au nom de la population exprimé sa gratitude aux généreux donateurs pour l’assistance médicale tout en les exhortant à poursuivre l’œuvre salutaire qu’ils accomplissent pour soulager les peines des soignants.

Il faut souligner que le projet est financé avec le concours d’YCID (Yvelines Coopération Internationale et Développement).

Créée en 2005, l’association EBENE ambitionne œuvre dans l’élaboration et l’accompagnement des projets de développement en Afrique. Elle a pour missions d’intervenir dans l’éducation, l’insertion professionnelle, l’égalité des genres et la lutte contre la pauvreté.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo




Économie : La charte des TPME vulgarisée à Atakpamé

La charte des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME) a fait l’objet de vulgarisation ce lundi 5 décembre à Atakpamé au cours d’un atelier qui a regroupé les chefs de services des institutions déconcentrées, des opérateurs économiques et les responsables des organisations de la société civile de la région des plateaux.

Cette rencontre est initiée par le ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation Locale à travers la direction générale du développement du secteur privé.

Elle vise à amener les opérateurs économiques nationaux et étrangers en particulier ceux de la région des plateaux à se familiariser non seulement à la nouvelle définition et catégorisation des TPME, les innovations de l’actuelle de la charte par rapport à l’ancienne mais aussi leurs faire connaître les mesures d’aides et de soutiens fiscaux, financiers, non financiers et spécifiques octroyés par ladite charte ainsi que les conditions d’adhésion à la charte.

Il s’agit de mettre en place des mesures de soutien et d’accompagnement appropriées aux TPME en raison de leur vulnérabilité notamment face à la concurrence.

C’est un document de 76 pages avec 67 articles et subdivisé en 7 grands titres. Il fait ressortir des précisions sur le soutien non financier aux entreprises catégorisées parmi les TPME entre autres la formalité foncière, les procédures de certification et la recherche de financement.

La directrice de la facilitation des conditions opérationnelles des entreprises au ministère du commerce représentant son ministre de tutelle Mme Ekue Amegnran Ayélé Mona  a indiqué que cet atelier vise à renforcer les mécanismes d’appui aux TPME.

Pour elle, au sens de la nouvelle charte, est considéré comme TPME, toute personne physique ou morale productrice de biens et ou de services marchands, autonome, immatriculée au registre du commerce et du crédit mobilier ou tout autre registre lui conférant une personnalité juridique dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe n’excède pas un milliard (1 000 000 000) de F CFA, et avec un effectif se situant entre 1 et 200 salariés.

La séance inaugurale de cette session a été présidée par le préfet de l’Ogou, Akakpo Edoh en présence du directeur régional du commerce des plateaux Djeri Tchien. Le préfet a félicité le chef de l’État pour sa vision en mettant en place des réformes en faveur du secteur privé.

L’atelier d’Atakpamé marque la troisième étape d’une série de rencontres qui se dérouleront sur toute l’étendue du territoire national.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomaanyo




Infractions forestières : Le guide d’évaluation des dommages et intérêts au menu d’un atelier d’échange à Atakpamé

Le ministère de l’environnement et des ressources forestières a organisé ce mardi 29 novembre à Atakpamé, un atelier d’échanges sur le guide d’évaluation des dommages et intérêts en matière d’infractions forestières avec les juges et procureurs de la République.

Cet atelier appuyé de la banque mondiale à travers le projet WACA, s’inscrit dans le cadre de la vulgarisation dudit guide à l’endroit des magistrats venus des régions des plateaux et maritime. Il vise à renforcer les relations entre ces deux corps, acteurs essentiels dans l’encadrement des outils de gestion forestière mise en place par le gouvernement Togolais.

La lutte contre la criminalité forestière qui prend des formes et des proportions inquiétantes à l’échelle nationale et internationale a besoin de l’implication des professionnels de la justice qui sans cesse, accompagnent le ministère de l’environnement dans la gestion des délits forestiers jugés difficile. Au regard de la complexité de l’évaluation des dommages et intérêts en matière environnementale et forestière, définir de façon précise des critères d’évaluation des préjudices et le calcul des dommages et intérêts paraît important pour orienter le juge dans sa quête visant la réparation de ces préjudices et des dommages causés.

Pour les organisateurs, l’objectif de ce guide élaboré en 2019 est d’établir de façon objective, des critères et des facteurs environnementaux déterminants à prendre en compte dans l’évaluation des dommages et pertes occasionnés par l’infraction commise.

Pour eux, les capacités des agents des eaux et forêts en matière de contrôle, de poursuite et d’établissement des procès-verbaux de constatation d’infractions ont été renforcées, se constituer partie civile lors des procès des auteurs de ces infractions en vue d’obtenir le bénéfice des dommages et intérêts reste un défi. C’est pour lever ce défi que le guide a été élaboré.

Les travaux ont permis de présenter ce guide aux participants, de clarifier les rôles et missions de chaque acteur dans la protection de l’environnement, mais également de discuter avec eux en vue de renforcer davantage leurs relations pour la sauvegarde des ressources forestières.

Le représentant du ministre de l’environnement, Lt. Col. Pyoabalo Alaba a rappelé les dispositions mises en œuvre par le gouvernement pour la lutte contre toutes formes d’atteinte aux ressources forestières. « L’exercice de cette lutte est régi par des lois », a-t-il souligné. Il a remercié les uns et les autres pour la collaboration dans la gestion des infractions forestières en vue d’éviter les pressions que subissent les écosystèmes forestiers. Il a également relevé que cette initiative de son ministère concourt au raffermissement de la collaboration entre ces acteurs.

De son côté, le Lt. Col. Konzahou Essodina, directeur de l’inspection des ressources forestières a réitéré la disponibilité du personnel de l’administration forestière à collaborer avec les tribunaux dans la protection de la forêt. Selon lui, ce guide a pour but de fournir aux services chargés du contrôle forestier, des critères et méthodes d’évaluation des dommages et pertes occasionnés par l’infraction commise.

Il faut souligner que les travaux de cet atelier se sont déroulés en présence du secrétaire général de la préfecture de l’Ogou, M. Kondo Kpapou Clément représentant son préfet.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo




Recherche et innovation : Les données de la cartographie des acteurs et des besoins présentés à Atakpamé

Un atelier de présentation des résultats de l’étude de la cartographie des acteurs, des résultats et des besoins en recherche et innovation de la plateforme régionale numérique VaRRIWA (Valorisation des résultats de la Recherche et de l’Innovation en Afrique de l’Ouest), a eu lieu ce jeudi 24 novembre à Atakpamé. C’est une étude de terrain d’une durée de quatre mois, réalisée par le cabinet Eagle Africa.

Organisée par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche à travers sa direction de la recherche scientifique et technique avec l’appui de l’Union Européenne, cette rencontre a regroupé des chercheurs et des innovateurs des secteurs publics et privés, de la société civile et des organisations paysannes ainsi que des partenaires.

Elle a permis non seulement de partager les résultats de l’étude de la cartographie des acteurs, des résultats des besoins et des offres en matière de recherche et innovation mais aussi de diffuser auprès des acteurs, la plateforme régionale numérique VaRRIWA afin de susciter des échanges sur la situation de la recherche et de l’innovation et les leviers à activer en vue de renforcer la contribution de la recherche au développement du pays et de la région ouest-africaine.

Dans l’exposé qu’elle a présenté, la cheffe projet VaRRIWA Dr. Akouete Ayaba Edwige a montré l’importance de porter à la connaissance des cibles, l’existence d’un référentiel sur les besoins et l’offre de la recherche et de l’innovation des acteurs économiques et de la société civile ainsi que la disponibilité d’une plateforme régionale numérique pour renforcer les liens entre ces acteurs. « C’est une des activités du projet », a-t-elle rappelé.

Pour elle, ce projet vise une large vulgarisation des politiques et stratégies nationales en mettant l’accent sur la valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation. Contribuer également à la création d’un environnement incitatif au transfert de technologie et à l’innovation durable dans les pays ciblés notamment Togo, Bénin, le Burkina-Faso et le Sénégal, a-t-elle ajouté.

Mme Sena Akouessi, représentante du préfet de l’Ogou a souligné que ce projet vient renforcer l’inclusion et l’harmonie sociale et garantir la paix. Il vient à point nommé pour repenser le développement technologique en tant qu’élément incontournable du développement global du pays

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo




Togo : Le HCRRUN poursuit l’indemnisation des victimes dans les Plateaux-Est

Après les travaux de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR), le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a été mis en place pour mettre en œuvre les recommandations dont la réparation des victimes des violences à caractère politique de 1958 à 2005 au Togo. C’est dans cette dynamique qu’il poursuit depuis ce lundi 21 novembre à Atakpamé, la 5ème étape des indemnisations des victimes non vulnérables éligibles des Plateaux-Est.

Au total, 1970 victimes politiques ayant fait leur déposition à la CVJR et à la commission nationale spéciale d’enquête indépendante sont attendues pendant dix jours à cette nouvelle session de réparation. Ceci non seulement pour des échanges francs, mais également pour les indemnisations en vue de promouvoir le pardon pour que désormais, aucun togolais ne meurt ou que des biens ne doivent être détruits en raison des violences politiques ou électoralistes.

Pour concrétiser ce vœu à l’endroit des nouveaux répondants à cette opération, la cheffe de mission, 2è rapporteur de HCRRUN Mme Kpondzo Ahianyo Claudine, représentant sa présidente et l’ancien chef du gouvernement Me Joseph Kokou Koffigoh ont demandé aux victimes et le reste des populations de tourner la page obscure et tourmentée du passé pour s’accepter mutuellement avec optimisme car se réconcilier avec les autres pour un mieux vivre collectif dans l’unité et la paix est un atout.

Remise de chèque à un bénéficiaire

L’invitation à la tolérance et à l’apaisement sont entre autres des thèmes clés de cette rencontre. Ils ont également souligné que la réparation ne signifie pas automatiquement financière car pour eux, il peut s’agir d’actions symboliques pour permettre aux victimes ou leurs ayant droit de se sentir soulagé.

Des chèques ont été remis aux dits bénéficiaires après la vérification des identités des victimes et l’observation de toutes les étapes du processus mis en place pour l’opération.

Le préfet de l’Ogou, Akakpo Edoh a convié les bénéficiaires à prendre ces indemnités de bon cœur dans un esprit de pardon et de tolérance. Il a au nom des victimes exprimé sa reconnaissance au gouvernement et au HCRRUN pour tous les efforts sans cesse entrepris dans l’accompagnement et l’insertion sociale de ces derniers.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo




Atakpamé : Les élus locaux du Golfe 2 à l’école des politiques publiques locales

Des élus locaux de la commune de Golfe 2 prennent part du 22 au 24 septembre à Atakpamé, à une université d’été sur le processus d’élaboration et de mise en œuvre de politiques publiques locales. L’objectif est d’outiller l’ensemble des acteurs de l’administration de ladite commune sur les objectifs, principes et enjeux de la décentralisation et du développement local.

Organisé par la commune de Golfe 2, ce séminaire de trois jours vise à donner les atouts nécessaires aux leaders locaux à mieux maîtriser les compétences de politiques publiques locales pour conduire les projets et programmes de leur territoire communal.

Ils vont à partir des présentations en plénière et travaux de groupe apprendre les techniques d’arrimage des compétences communales avec celles de l’internationales, l’élaboration d’une politique publique locale (notion de politique, programme et projet). Ils auront également sur la base des outils de réflexion, d’analyse et de négociation, à élaborer un document de politique qui serait décliné en programme et projet pour servir d’ébauche pour leurs activités futures.

Ces travaux seront couplés des visites de terrain pour examiner et apprécier certains projets déjà existants.

Photo de famille des participants

À l’ouverture des travaux, le maire du Golfe 2, Dr Amaglo Kokou Senamé a indiqué que cette rencontre permettra aux dits leaders de sa commune de se donner les moyens d’appliquer les axes stratégiques du Plan de Développement Communal (PDC) et d’accroître leurs connaissances pour agir avec la disponibilité de ses administrés.

Pour le consultant associé au Centre de Recherche et Ingénierie en Gestion de l’ l’Environnement et du Territoire Consulting et Service (CRIGET-CS), cette session va aider les bénéficiaires à palier les problèmes de développement et à accompagner les communautés à leur propre développement.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo