Santé : la Coalition MNT-Togo se réjouit de l’appui de l’OMS aux patients diabétiques

La Coalition des ONGs et associations de lutte contre les maladies non transmissibles au Togo (Coalition MNT-Togo) exprime sa satisfaction suite à l’accompagnement apporté par la Représentation de l’OMS au Togo aux patients diabétiques du pays, en ces moments de crise sanitaire liée à la pandémie du Coronavirus.

Dans le souci de faire face à la pénurie de l’insuline causée par la crise sanitaire de la Covid 19 et pour réduire la charge que constitue l’achat de l’insuline pour les patients diabétiques, l’OMS-Togo a en effet offert au Togo, 500 insulines et analogues intermédiaires, 5000 insulines  et analogues rapides, 4500 insulines et analogues d’action intermédiaire et à début rapide et 100 agents hyperglycémiants.

Le don avait été effectué le 14 novembre dernier, Journée mondiale de lutte contre le diabète.

Dans un communiqué publié ce lundi 02 novembre, la Coalition MNT-Togo s’est réjoui de ce geste de l’OMS et invite d’autres partenaires internationaux du Togo à lui emboiter le pas.

Elle a en outre invité le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de l’Accès Universel aux Soins à « faire un grand effort pour le suivi de la distribution de ce don, afin que les produits reçus aillent principalement aux patients diabétiques qui sont dans le besoin et surtout que ce don ne fasse pas l’objet de commerce dans les différentes unités de soin bénéficiaires ».

Pour finir, la Coalition MNT-Togo a remercié d’ores et déjà le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de l’Accès Universel aux Soins pour l’attention qu’il accorde aux personnes vivant avec les maladies non transmissibles (PVMNT) et l’exhorte à s’employer davantage pour l’allègement du fardeau financier que représente la prise en charge des MNT pour les PVMNT.

La Rédaction




Santé : le Togo, 1er pays africain à avoir éliminé la Trypanosomiase humaine africaine (THA)

La Trypanosomiase humaine africaine (THA) ou maladie du sommeil a été éliminée au Togo, premier pays d’Afrique à atteindre ce résultat. L’information est rendue officielle ce lundi au cours d’un point de presse conjointement animée à Lomé par le ministre de la santé et de l’hygiène publique Prof. Moustafa Mijiyawa, et la Représentante résidente de l’OMS au Togo, Dr. Fatoumata Binta Diallo.

C’est depuis le 22 juin dernier que l’Organisation mondiale de la santé a, dans un courrier adressé au ministre de la santé, indiqué que le Togo a en effet satisfait aux critères d’élimination de ladite maladie comme problème de santé publique.

Selon le ministre de la santé, les résultats satisfaisants obtenus par le Togo dans la lutte contre la maladie, marqués par la rareté des cas, ont permis au pays d’introduire un dossier pour la certification de l’élimination de la THA auprès de l’OMS en 2018.

« Ce dossier a été examiné par un groupe d’experts indépendant convoqué par le bureau régional de l’OMS. Sur la base des éléments probants figurant au dossier et de la recommandation de ces experts, le dossier a été validé le 22 juin 2020 », a indiqué le Prof. Moustafa Mijiyawa. « Les pays voisins n’étant pas encore à la même phase, la surveillance doit continuer afin d’éviter toute résurgence de cette maladie », a-t-il ajouté.

« Pour éliminer la Trypanosomiase humaine africaine, il faut prouver qu’on a aucun cas autochtone au moins durant les 10 dernières années. Et le Togo depuis 1996 n’a plus signalé de cas de Trypanosomiase humaine africaine. Au-delà, il fallait faire un suivi et présenter un dossier bien documenté au comité d’experts à l’OMS », a pour sa part expliqué Dr Fatoumata Binta Diallo.

Le ministre de la santé a exprimé l’engagement du gouvernement togolais à soutenir le plan post validation de l’élimination de la THA, en tant que problème de santé publique en vue de la vérification de l’arrêt de la transmission à l’horizon 2030 prévu dans la feuille de route de l’OMS.

Pour rappel, la Trypanosomiase humaine africaine ou maladie du sommeil est une parasitose transmise lors de la piqûre de la mouche tsé-tsé. Connue au Togo depuis le XIXè siècle, elle fait partie des 11 maladies tropicales négligées considérées comme prioritaires par le ministère de la santé sur conseils et orientations de l’OMS.

Endémique en Afrique de l’ouest, la THA est une affection redoutable, invalidante, difficilement curable et conduisant toujours à la mort si elle n’est pas adéquatement traitée.

David SOKLOU




Togo : Elimination de la Trypanosomiase humaine africaine en tant que problème de santé publique

Le Togo satisfait aux critères d’élimination de la Trypanosomiase humaine africaine (THA) en tant que problème de santé publique. C’est une conclusion de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la base d’un dossier consacré à l’élimination de la maladie, dossier examiné par un groupe d’experts extérieurs convoqués par le Bureau régional Afrique de l’Institution onusienne. L’information a été notifiée au ministre togolais de la santé, Prof Moustafa Mijiyawa par le biais d’un courrier signé du  Directeur général de l’OMS, Dr Tedros A. Ghebreyesus.

Le dossier en question fournit en effet des informations sur l’historique de la situation épidémiologique de la maladie au Togo jusqu’à ce jour, y compris la charge de morbidité.

« J’ai le plaisir de vous infirmer que, sur la base des éléments probants figurant au dossier et de la recommandation des experts extérieurs, l’OMS conclut que le Togo satisfait aux critères d’élimination de la THA en tant que problème de santé publique. Je tiens à vous féliciter sincèrement de cette réussite éclatante », a écrit le Directeur général de l’OMS au ministre Moustafa Mijiyawa.

Au Togo désormais exempt de la THA, l’OMS recommande de continuer à garantir une prise en charge de qualité des patients dans tout le pays.

Autre recommandation, la poursuite des activités de surveillance afin de repérer une éventuelle résurgence de la maladie et ce, tant que tous les pays d’endémie de la Région, et plus spécialement les pays voisins n’auront pas atteint l’objectif d’élimination.

Il est également recommandé la collaboration avec l’OMS à mesure que d’autres orientations sont élaborées, ce qui offre une occasion d’intégrer la surveillance dans les autres programmes de santé publique et de soins de santé primaire.

Il faut souligner que l’élimination de la maladie est le résultat de la mise en place d’un système de surveillance efficace et intégré initié depuis 2010 au Togo.

Également connue sous le nom de maladie du sommeil, la Trypanosomiase humaine africaine est une parasitose à transmission vectorielle. La maladie sévit exclusivement dans 36 pays d’Afrique au sud du Sahara, où se trouvent les mouches tsé-tsé qui la transmettent.

David SOKLOU




COVID-19 : la riposte doit s’inscrire dans le long terme, selon l’OMS

Au cours de sa réunion tenue vendredi à Genève en Suisse, le Comité d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant la COVID-19 a prévenu que la pandémie de Coronavirus allait probablement être « très longue ».

Le Comité qui tenait sa quatrième réunion, a en outre relevé la nécessité de poursuivre les efforts de riposte communautaires, nationaux, régionaux et mondiaux ».

« Cette pandémie est une crise sanitaire exceptionnelle, dont les effets seront ressentis pendant des décennies », a déclaré à l’ouverture des travaux, le Dr Tedros Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.

« De nombreux pays qui croyaient que le pire était passé sont maintenant aux prises avec de nouvelles flambées. Certains pays qui ont été moins touchés au cours des premières semaines voient maintenant le nombre de cas et de décès augmenter. Et certains pays ont réussi à maîtriser des flambées de grande ampleur », a-t-il ajouté, des propos rapportés dans un communiqué publié samedi par l’Institution.

Diverses recommandations ont été formulées par le Comité d’urgence.

Aux pays, il est recommandé d’appuyer les travaux de recherche pour permettre à terme, l’accès aux outils de diagnostic, aux traitements et aux vaccins, de renforcer la surveillance de la santé publique pour l’identification des cas et la recherche des contacts, et d’appliquer des mesures et des conseils proportionnés concernant les voyages, sur la base d’évaluations des risques, et de revoir régulièrement ces mesures.

Pour rappel, le coronavirus a déjà infecté au moins 17,6 millions de personnes dont plus de 680 000 morts à travers le monde à la date du 1er août, selon un décompte effectué par l’AFP à partir de sources officielles.

David S.




Le Togo renoue avec les interventions sanitaires de masse

Restées en veilleuse depuis quelques mois pour cause de crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19, les interventions sanitaires de masse vont se relancer dès ce mois de juillet au Togo.

Selon le gouvernement et ses partenaires, il s’agit de faire en sorte que le  Coronavirus n’occulte pas la lutte contre les autres maladies épidémiologiques également bien présentes au Togo.

Cette relance portera sur plusieurs actions de masse, à savoir une campagne de riposte de vaccination des enfants de 0 à 5 ans contre la poliomyélite dans les régions Maritime et Lomé Commune, une campagne de riposte de vaccination contre la fièvre jaune chez les personnes âgées de 9 mois et plus à Galangashi dans le district sanitaire de l’Oti, les cycles de chimio-prévention du paludisme saisonnier à la Sulfadoxine Pyrimétamine dans les régions des Savanes, Kara et Centrale, la campagne nationale de distribution gratuite de moustiquaires à imprégnation durable (MID) à la population, la campagne de traitement de masse (TDM) à l’Albendazole, le Praziquantel et l’Invermectine contre trois maladies tropicales négligées que sont respectivement les géo-helminthiases, les schistosomiases et l’onchocercose.

« Si on y prend pas garde, ces maladies peuvent avoir des conséquences néfastes sur nos populations. En sachant que dans tous nos pays on a constaté une baisse du taux de fréquentation, de consultation, d’hospitalisation des autres maladies. Il y a nécessité de faire une sorte de recadrage en menant les activités au profit de ces autres maladies dont nous avons l’habitude de lutte» a indiqué le Ministre de la santé, Prof. Moustafa MIJIYAWA lors d’une rencontre avec la presse tenue il y a quelques jours à Lomé.

« Il ne faut pas négliger les autres infections. On a une recrudescence de beaucoup d’infections aujourd’hui parce que nos populations fuient les centres de santé. Toutes ces maladies, une fois qu’on a un cas, on doit déclarer l’épidémie car ce sont des maladies à potentiel épidémique. De la nécessité donc que la continuité des services soit effective » a pour sa part souligné la représentante résidente de l’OMS au Togo, Dr Fatoumata Binta Diallo.

Il faut noter que ces nouvelles campagnes seront menées avec le soutien des partenaires du Togo dans le domaine de la santé notamment l’OMS et l’UNICEF.

David S.




Terminologie de la maladie COVID-19

Le 11 février 2020, l’OMS nomme officiellement la maladie dans plusieurs langues, dont la langue française où le terme retenu est : « maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) ». La désignation COVID-19, donnée de façon identique à toutes les langues, est une apocope du syntagme en langue anglaise (COronaVIrus Disease 2019). L’organisation précise dans la version du texte en langue française que « des noms officiels ont été annoncés pour le virus responsable de la COVID-19 », et que « l’OMS a commencé à désigner le virus comme […] « le virus de la COVID-19 » dans sa communication avec le public », recourant donc à un usage mettant l’acronyme au féminin, genre que l’organisation retient également dans sa communication en espagnol.

Cependant, à l’usage, l’acronyme COVID-19 est repris en France et dans les régions francophones d’Europe avec la typographie Covid-19 et un genre masculin, y compris dans les communications gouvernementales françaises, belges et suisses, malgré quelques exceptions. Dans les textes législatifs et réglementaires français instaurant l’état d’urgence sanitaire en mars 2020, le mot est utilisé au masculin, mêlant l’épidémie et le virus. Dans le texte en discussion au Sénat sur la prolongation de l’état d’urgence en mai 2020, la confusion avec le virus disparaît, le mot restant au masculin mais mêlant plusieurs typographies avec ou sans majuscule. En mai 2020, l’Académie française recommande l’emploi du féminin pour désigner la Covid-19.

En Espagne, l’usage se constate dans les deux genres. La FundacióndelEspañol Urgente (Fundéu, organisme créé notamment par l’Agence EFE et conseillé par la Real Academia Española afin de « favoriser un bon usage de la langue dans les médias ») recommande l’utilisation du féminin pour désigner la maladie, mais considère justifié l’emploi du masculin.

Au Canada, après un premier usage au masculin, le mot est employé majoritairement au féminin dans l’espace francophone. Le Bureau de la traduction du gouvernement canadien et l’Office québécois de la langue française considèrent que COVID-19 est un mot féminin. C’est également le genre utilisé dans leurs communications par les premiers ministres Justin Trudeau, du Canada, et François Legault, du Québec. La féminisation de mots importés de l’anglais est plus fréquente au Canada (sandwich, job et business par exemple, y sont féminins), là où la France a tendance à retenir plus systématiquement un genre masculin comme genre indifférencié y compris pour des sigles qui devraient logiquement être traité au féminin.

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Historique de la maladie à Coronavirus : les grandes dates à retenir

Le premier cas rapporté est un patient de 55 ans tombé malade le 17 novembre 2019 en Chine2. Un mois plus tard, le 15 décembre, le nombre de cas se monte à 27. Le 20 décembre, il est à 60, incluant plusieurs personnes qui, travaillant au marché de gros de fruits de mer de Huanan, sont hospitalisées à l’hôpital de Huanan, dans la région du Hubei, pour pneumopathie. Personne ne sait si les humains se contaminent entre eux, les malades ayant pu être contaminés par une source animale commune.

À ce stade déjà, de nombreux observateurs soupçonnent les autorités chinoises d’avoir voulu étouffer la vérité. Le 21 décembre, un kit diagnostic ciblant vingt-deux germes pathogènes respiratoires (dix-huit virus et quatre bactéries) donnant un résultat négatif, les médecins réalisent qu’ils sont en présence d’un nouvel agent pathogène respiratoire.

Le 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est informée de l’existence de nombreux cas de pneumonie d’origine inconnue dans le Wuhan.

Le 6 janvier, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis communiquent sur les risques d’une épidémie.

Le 7 janvier 2020, les autorités chinoises signalent une soixantaine de victimes, et isolent un nouveau type de coronavirus : le SARS-CoV-2 (deuxième coronavirus lié au syndrome respiratoire aigu sévère).

Le 9 janvier 2020, l’OMS lance une alerte internationale.

Le 21 janvier, l’OMS émet son premier rapport journalier sur l’épidémie.

Le 23 janvier, l’OMS annonce que la maladie est transmissible entre humains.

Le 24 janvier, l’OMS indique que les modes de transmissions de la maladie sont très probablement les mêmes que ceux des autres coronavirus : gouttelettes éjectées (par postillons, lors de toux ou d’éternuements), contacts directs ou via des objets contaminés.

Le 26 janvier, la Commission nationale de la santé de Chine annonce que le nouveau virus a une période d’incubation pouvant aller jusqu’à deux semaines, et surtout que la contagion est possible durant la période d’incubation. De ce fait, s’il ne fait pas l’objet d’une politique de détection systématique et précoce, il est susceptible de se répandre avec une croissance exponentielle.

Le 30 janvier, l’OMS déclare que l’épidémie constitue une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). Certains évoquent la « maladie X », nom donné en 2018 par l’OMS à une maladie susceptible de causer un danger international.

Le 11 février, l’OMS nomme officiellement la maladie : « maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) », ou en abrégé, Covid-19. Le virus est lui-aussi nommé : « coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) ».

Le 27 février, l’OMS publie un guide sur les mesures préventives destinées à freiner l’épidémie.

Le 11 mars, le directeur général de l’OMS annonce qu’il s’agit d’une pandémie. C’est la première pandémie causée par un coronavirus.

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