Togo : Des avocats africains s’activent pour l’éradication de la torture et...

Togo : Des avocats africains s’activent pour l’éradication de la torture et les mauvais traitements

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Une vue des officiels à l’ouverture
Une vue des officiels à l’ouverture
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Une vingtaine d’avocats venus d’Afrique prennent part depuis ce mercredi 10 avril à Lomé, à une première rencontre de formation du Groupe régional d’intervention judiciaire contre la torture et les mauvais traitements en Afrique. Initiée par le Collectif des Associations de Lutte contre la Torture au Togo (CACIT) et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), cette rencontre régionale de ces avocats qui luttent contre la torture vise à contribuer à la mise en œuvre des engagements pris par les Etats au titre de la Convention contre la torture et de son protocole, ainsi que des recommandations du Comité contre la torture et du sous-comité de prévention contre la torture.

Selon Ngueuleu Isidore, dans plusieurs pays africains, les mauvais traitements continuent d’où la nécessité de se mobiliser davantage afin de  répondre aux défis qui s’imposent.

« Ce groupe est une plateforme qui permet de mettre autour de la table des avocats qui ont une grande expérience dans plusieurs contexte sur l’ensemble du continent africain. Il y a des avocats qui viennent de Côte d’Ivoire qui ont travaillé sur la crise post-électorale impliquant de nombres cas de torture et de violence sexuelle, des avocats qui viennent du Tchad et qui ont travaillé sur le cas de l’ex président et avec les autres qui font face à de nouveau défis dans leurs pays, pour discuter des stratégies et mécanismes contemporains pour pouvoir répondre à ces défis-là », a-t-il déclaré.

Cette rencontre de formation qui va durer quatre jours, sera un cadre d’échanges et de partage d’expériences où tous les participants seront outillés sur les mécanismes indépendants de plainte et requête, l’utilisation du droit international et la protection des victimes et des témoins. Ils vont également développer des stratégies de lutte contre la torture en Afrique.

Selon le président du CACIT, Spéro Mawulé, cette formation permettra de favoriser et de renforcer les capacités des organisations avec lesquelles les avocats travaillent et donc de soutenir le droit des victimes et des groupes vulnérables à la réparation et à la réhabilitation au Togo.

« Nous avons un collectif d’avocats qui va se nourrir d’un collectif africain pour qu’ensemble on puisse faire des échanges d’expériences pour mieux défendre les citoyens Togolais, évidemment ce collectif ne va pas se limiter sur le territoire togolais ; ça va être sur tout le continent africain mais nous, nous tirons profit au Togo puisque nous avons été le pays qui a accueilli la formation de ce groupe-là,  et nous pouvons nous considérer comme le point focal de cet activité et ça nous permet aujourd’hui de dire que nous serons plus outillés pour accompagner les victimes  sur le plan judiciaire et règlement de contentieux  afin de diminuer ou d’éradiquer dans la mesure du possible la torture au Togo», a laissé entendre Spéro Mawuli.