Togo : Evaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement...

Togo : Evaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme

SHARE
Tchaa Bignossi Aquiteme, président de la CENTIF
image_pdfimage_print

Le Togo ne compte pas ménager ses efforts en matière de lutte contre le crime organisé, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Dans le cadre de la mise en place d’une stratégie de lutte préconisée par le Plan national de développement (PND), il a été mené une Evaluation Nationale des Risques (ENR) de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Le document du rapport fait l’objet de validation au cours d’un atelier qui a ouvert ses portes ce lundi à Lomé. De cette évaluation, sortira un plan d’action qui va être mis en œuvre.

Selon le gouvernement togolais, l’Evaluation nationale des risques constitue en effet le baromètre, l’instrument de mesure au plan national de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

« Elle permet de dégager les tendances en la matière et de proposer les mesures propres à faire face au nouveau défi. C’est l’instrument par excellence de définition et de réorientation de la politique nationale en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme », a indiqué Kossi TOFIO Directeur de Cabinet du ministère de l’économie et des finances.

Il faut souligner que l’Evaluation nationale des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (ENR) au Togo est instituée par la loi uniforme N°2018-004 du 04 mai 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, en conformité avec les recommandations du GAFI (Groupe d’action financière).

A l’image de nombreux autres pays de la sous région, le Togo doit améliorer ses performances en matière de gouvernance et aménager un environnement propice au respect de ses obligations en matière de lutte contre le blanchiment des  capitaux et de financement  du terrorisme (LBC/FT).

« Nous sommes invités à mettre rapidement en œuvre les actions qui permettront de corriger les insuffisances pour permettre à notre pays d’avoir une meilleure note », a déclaré Tchaa Bignossi Aquiteme (photo), président de la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

Dans le Plan National de Développement (PND 2018-2022), il est prévu le renforcement des actions de lutte contre la fraude, la corruption et le blanchiment des  capitaux en mettant un accent particulier sur les stratégies de lutte en vue d’enrayer ces fléaux qui handicapent le développement socioéconomique du pays.

Le processus est soutenu par divers partenaires notamment la Banque mondiale, le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

David S.