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Togo : Evaluation du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme

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Une vue de l’assistance au lancement de la visite
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Une mission du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’ouest (GIABA) séjourne depuis lundi au Togo. Objectif, procéder à une évaluation mutuelle du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, par rapport aux normes internationales.

Selon le ministère de l’économie et des finances (MEF), cette visite va concerner tous les acteurs des secteurs publics et privés intervenant dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

« Elle vise à collecter toutes les informations complémentaires nécessaires pour prouver la conformité et l’efficacité de notre dispositif », a indiqué le Directeur de Cabinet du MEF, Kossi TOFIO, au lancement de la visite.

« Le Togo a conduit une évaluation nationale des risques qui lui a permis de déceler lui-même des insuffisances dans son dispositif et entend, à travers la mise en œuvre d’une stratégie ambitieuse, remédier à ces insuffisances afin d’atténuer les risques de Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (BC/FT) auquel il fait face », a-t-il fait savoir.

Cette évaluation devra constituer une valeur ajoutée qui viendra compléter la stratégie du Togo pour une amélioration de son dispositif de lutte contre ces fléaux.

Lire aussi : Togo : Evaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme

C’est en 2010 que le pays a soumis pour la première fois pour évaluation son dispositif dans le cadre d’un premier cycle. Une première évaluation à l’issue de laquelle le pays a reconnu ses lacunes et accueilli toutes les recommandations qui lui ont été faites en vue de l’amélioration de son dispositif.

Le Togo a dans ce cadre bénéficié d’un régime de suivi du GIABA qui l’a accompagné, de 2011 à ce jour pour une élimination des lacunes constatées.

Le Directeur général du GIABA, Selon Kimelabalou ABA a souligné que conformément aux procédures d’évaluation mutuelle du Groupe, chaque évaluateur a signé un accord de confidentialité qui l’oblige à garder confidentielles toutes les informations dont il ou elle aura eues connaissance durant la mission.

La mission est prévue pour durer deux semaines. Un rapport d’évaluation sera produit à l’endroit des autorités du pays.

David S.