Togo : La Coalition de l’opposition renoue avec les manifestations de rue

Togo : La Coalition de l’opposition renoue avec les manifestations de rue

SHARE
Des responsables de la C14
Des responsables de la C14
image_pdfimage_print

Au Togo, la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition a renoué ce samedi 26 janvier avec les manifestations de rue, les premières après les élections législatives du 20 décembre 2018. Cependant, la mobilisation n’a pas été celle des grands jours comme attendue, selon les leaders de la coalition qui pointent du doigt, le régime de Faure Gnassingbé pour avoir mis en place, un impressionnant dispositif sécuritaire pour intimider la population.

« Il y a eu des intimidations. Vous avez vu la mobilisation des forces de sécurité, des militaires pour faire en sorte que les gens ne viennent pas nombreux à la marche. Mais ce sont les premières manifestations, comme on organisera d’autres, on verra », a déclaré Jean Pierre Fabre, leader de l’ANC (parti membre de la coalition) et ex-chef de file de l’opposition.

« Tout est déployé pour que les premières manifestations de l’année n’aient aucune ampleur. Mais ça n’enlève strictement rien de l’acte que les Togolais ont massivement posé le 20 décembre et nous pensons que c’est un bon signe qu’ensemble nous arriverons à atteindre les objectifs », a pour sa part indiqué la Coordinatrice de la Coalition, Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson pour qui cette stratégie du pouvoir n’empêchera pas la C14 à aller dans ses revendications à savoir : les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales, la libération des personnes arrêtées dans le cadre des manifestations politiques entre autres.

« Les réformes, l’alternance, nous les obtiendrons en 2020. Nous ne sommes pas du tout inquiétés par le fait qu’aujourd’hui il n’y ait pas autant de monde que les autres fois », a-t-elle ajouté.

A travers cette reprise des manifestations, la coalition de l’opposition dit vouloir entamer une nouvelle phase de sa lutte, celle de l’élargissement de la lutte à d’autres composantes de la société notamment à ceux qui, au moment des élections, ont appelé à un report qui n’a finalement pas eu lieu. « Avec toutes ces personnes-là, nous voulons créer un vaste mouvement citoyen de libération nationale », a fait savoir Jean Pierre Fabre.

David