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Togo : la politique nationale de développement à la base à l’heure du bilan

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La Ministre Victoire Tomégah-Dogbé (milieu) à l’ouverture des travaux
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La politique nationale de développement à la base (PNDB) demeure une approche pertinente et constitue un levier efficace de lutte contre la pauvreté et d’amélioration durable des conditions de vie des communautés au Togo. C’est l’une des conclusions du rapport d’évaluation de parcours de cette politique adoptée et mise en œuvre depuis en septembre 2012 par le Gouvernement.

Le rapport d’évaluation était au centre d’un atelier de validation tenu ce vendredi à Lomé. Une rencontre qui a pour objectif de partager et de valider les résultats de l’étude réalisée par un consultant avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la PNDB.

Les travaux ont permis de relever les avancées réalisées, les difficultés rencontrées, de mettre l’accent sur la synergie entre les acteurs, la coordination et le suivi-évaluation des actions et recommandations en vue d’améliorer les orientations stratégiques et les interventions en lien avec le Plan national de développement (PND).

Selon la Ministre Victoire Tomégah-Dogbé en charge du développement à la base, la PNDB a globalement permis entre 2012-2017 en termes de renforcement des capacités à la base, de restructurer plus de 5 530 Comité de développement à la base (CDB), à 1 535 villages ou quartiers de villes de disposer de plans d’actions et à 1650 communautés de bénéficier de financements de leurs microprojets. 8616 Groupements d’Intérêt Economique (GIE) ont été également restructurés.

En ce qui concerne la composante « valorisation des potentialités productives », au total 302 unités de transformation des produits agricoles ont été installées et 1344 microprojets réalisés.  Pour le compte de la «  promotion des infrastructures de base », plus de 2605 infrastructures sociocommunautaires de base (salles de classes, d’unités de soins périphériques, de forages, de hangars de marché etc.) ont été réalisées.

Enfin, la composante « promotion des filets sociaux » a permis d’octroyer des transferts monétaires à 30 000 femmes, de créer plus de 27 000 emplois temporaires. Plus de 29.000.000 de repas  chauds en tout, ont été servis dans 305 écoles.

Au total 92 milliards de F CFA  ont été nécessaires pour mettre en œuvre la PNDB entre 2012-2017, selon le rapport.

« La conjugaison des efforts consentis ont contribué à l’amélioration des conditions de vie des ménages et à la baisse de l’incidence de la pauvreté », a indiqué la ministre  Victoire Tomégah-Dogbé. « Le développement à la base, c’est l’organisation communautaire. C’est une démarche qui vise à promouvoir la participation des communautés dans la conduite et la gestion de leur processus de développement basé sur des valeurs d’entraide, de solidarité et de responsabilité partagée », a-t-elle expliqué.

Cette politique est soutenue par divers partenaires financiers notamment la Banque ouest africaine de développement (BOAD), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque mondiale, le PNUD entre autres.

David