Togo : la promotion du secteur privé au centre des réformes économiques

Togo : la promotion du secteur privé au centre des réformes économiques

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Le Togo veut faire du secteur privé, un partenaire privilégié dans la transformation structurelle de son économie. Sur les 4.622 milliards de F CFA nécessaires à la mise en œuvre du Plan national de développement (PND), 65 % des fonds sont en effet attendus du secteur privé dont la promotion est au cœur des réformes économiques du pays.

En novembre 2019, le gouvernement organisait à Lomé, une « Semaine du secteur privé » pour justement recentrer le débat sur le rôle et l’importance des acteurs de ce secteur dans la relance du développement socio économique du Togo.

Placée sous le thème : « Secteur privé : moteur de croissance et de développement socioéconomique du Togo », elle se situait dans un contexte de promotion du Plan national de développement (PND 2018-2022) dont la mise en œuvre devrait mobiliser près de 3000 milliards de francs CFA venant du secteur privé. Les travaux ont notamment permis d’explorer les voies et moyens pour permettre au secteur privé de continuer à jouer son rôle de partenaire privilégié du développement national.

Dans son processus de développement socioéconomique, l’Etat togolais a entamé également depuis quelques années, un vaste chantier pour réformer le secteur privé qui se trouve au cœur des préoccupations du gouvernement.

Afin de stimuler le secteur privé et la création d’entreprises, plusieurs mesures ont été prises par les autorités. Au rang de celles-ci, l’attribution de 20 % de marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs. Par ailleurs, une proportion revue de 5 % à la hausse a été décidée en avril 2019.

Le pays est en train de passer en revue toutes les préoccupations du monde des affaires afin de permettre au secteur d’être un véritable levier de croissance économique, aux côtés des pouvoirs publics. La nécessité de favoriser la migration de l’informel vers le formel, les enjeux la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) pour le secteur privé togolais, l’accès à un financement adapté aux activités du secteur privé, la valorisation des biens et services de production nationale, la mise en lumière des potentialités économiques multisectorielles des différentes régions du pays, la production, la transformation, la commercialisation, la consommation des produits locaux, la contribution du numérique à la compétitivité des entreprises et à la croissance sont continuellement au cœur des échanges.

Cris DADA