Togo : le financement de l’entretien des routes demeure un défi à relever

Trente-neuf milliards (39.000.000.000) de francs CFA, c’est l’enveloppe financière dont a besoin pour le compte de l’année 2020, la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER), société en charge de l’entretien du réseau routier au Togo.

Les informations font cependant état de ce que la SAFER ne peut mobiliser seulement que quatorze milliards (14.000.000.000) de francs CFA, sur la base des recettes provenant des péages, des droits d’assises sur les produits pétroliers et de la taxe sur les véhicules à moteur. Une ressource largement insuffisante.

Il y a donc urgence car d’après les autorités, le Togo dispose de 11.777 km de routes qu’il faut entretenir au vu de leur état moribond. Parmi ces routes, la moitié nécessite des travaux de maintenance urgents quand on sait que le bon état des infrastructures routières facilite les échanges commerciaux et participe à la promotion du développement durable.

Il faudra donc parvenir à mobiliser des ressources supplémentaires en vue de combler le déficit et assurer l’entretien des infrastructures dans leur totalité.

Il faut tout de même souligner que le Togo s’est engagé ces dernières années dans un vaste programme de construction des infrastructures routières pour favoriser le désenclavement des différentes localités du pays. Entre 2010 et 2018, c’est au total près de mille (1000) milliards de francs CFA qui ont été consacrés à cette fin.

Par ailleurs en ligne avec ce programme de construction, il est annoncé très prochainement la réalisation de quinze (15) nouveaux ponts sur toute l’étendue du territoire national.

La Rédaction