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Togo : Les députés outillés pour lutter contre les « fake news »

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Une photo de famille des participants aux travaux
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Au Togo, les députés n’entendent pas rester en marge de la lutte contre les fausses informations communément appelées « fake news ».

Ils ont été en effet outillés au cours d’une session de formation de deux jours qui a pris fin ce vendredi 19 novembre à Lomé.

Il s’agit de permettre à ces élus du peuple de mieux jouer leur partition pour freiner le phénomène qui met à mal le vivre ensemble et porte un coup certain au processus démocratique des Etats.

Ces élus du peuple ont été formés sur les différentes catégories de fake news, la nuance entre la désinformation, la mésinformation et la mal-information, et les astuces pour les détecter, les contourner ou les empêcher.

« Le Togo comme la plupart des pays de l’espace francophone a dû faire face à de nombreuses campagnes de désinformation à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières. Cette situation est d’autant plus préjudiciable que les décisions et les choix des citoyens doivent se baser sur des informations véridiques et vérifiées », a indiqué Mireille EZA, Directrice du programme numérique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) initiatrice de la formation.

« Le défi est de taille », a estimé le 3è Vice-président de l’Assemblée nationale. Pour Séna Alipui, il s’agira d’assurer la liberté d’expression constitutionnellement et conventionnellement garantie, indispensable à toute société démocratique, tout en limitant les dérives.

« Le présent séminaire vise précisément à répondre, sur cette ligne de crête, aux enjeux soulevés dans ce domaine par les nouvelles technologies de l’information et de la communication. La qualité de l’information est indispensable à celle du débat démocratique. Il est donc nécessaire que l’intervention du législateur soit prudente dans cet univers informationnel singulièrement inquiétant », a-t-il déclaré.

Le ministre de la communication et des médias, Prof. Akodah Ayewouadan a pour sa part souhaité que l’information qui peut être considérée comme une arme, puisse être utilisée comme une arme de développement.

Au demeurant, tous les acteurs restent convaincus que la victoire contre les « fake news » passe par une sensibilisation et une éducation aux médias et à l’information.

David S.