Togo/ L’opposition exige la libération « immédiate » de l’imam Djobo Mohamed...

Togo/ L’opposition exige la libération « immédiate » de l’imam Djobo Mohamed Alassani

SHARE
Jean Pierre Fabre donnant une interview devant les locaux incendiés du PNP
Jean Pierre Fabre donnant une interview devant les locaux incendiés du PNP
image_pdfimage_print

La coalition des 14 partis de l’opposition a réagi suite à l’arrestation de Djobo Mohamed Alassani, imam d’une mosquée de Sokodé. Dans un communiqué publié ce mardi en fin de journée, la coalition a exigé la libération « immédiate et inconditionnelle » de l’Imam et de toutes les autres personnes arrêtées.

Pour cette coalition de l’opposition en effet, les conditions de l’arrestation de l’Imam sont illégales. Elle condamne donc l’arrestation de même que les violences enregistrées suite à cet évènement. Le CAP 2015, le Groupe des Six, le PNP, le CAR et Santé du Peuple ont également saisi l’occasion pour présenter leur condoléance aux familles éplorées et souhaiter un prompt rétablissement aux victimes.

Toujours dans la journée de ce mardi, une délégation de la coalition conduite par Jean Pierre Fabre (chef de file de l’opposition), est allée exprimer sa solidarité aux dirigeants du  Parti National Panafricain (PNP) dont le siège national situé à Agoè Kitidjan, a été incendié au cours des manifestations dans la soirée de lundi.

Il faut rappeler que l’imam Djobo Mohamed Alassani, un des dirigeants du PNP (opposition) a été interpellé dans la journée du lundi 16 octobre 2017 en fin d’après midi sur réquisition du Parquet. Selon les autorités, cette interpellation est intervenue suite aux incitations et aux appels répétitifs à la violence, au meurtre et à la sédition de la part de cet imam, ceci en dépit des multiples démarches qui ont été entreprises par des responsables religieux de confession musulmane pour l’amener à s’abstenir des prêches appelant à la violence.

Cette arrestation a entrainé une vague de manifestations avec au bilan, trois (03) morts, une vingtaine de blessés, ainsi que des destructions de biens publics et privés dans plusieurs localités du pays notamment Sokodé, Bafilo et Lomé.

Bruno OBOE