Togo : un réseau international de braqueurs dans les mailles de la...

Togo : un réseau international de braqueurs dans les mailles de la Police

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La police togolaise a réussi à mettre la main sur des braqueurs appartenant à une société de crime organisée principalement composée de nigériens, de nigérians, de burkinabè et de togolais qui opèrent à Lomé depuis plusieurs années.

Les investigations suite au braquage du 13 septembre dernier au grand marché de Lomé où 27 millions de F.CFA avaient été emportés par les malfrats, ont permis à la police d’interpeller trois (03) membres du réseau qui ont été présentés ce mardi 22 septembre à Lomé.

Selon le Colonel Yaovi OKPAOUL, Directeur Général de la Police Nationale, ce réseau est composé des informateurs et des logisticiens qui ont pour rôle de louer des maisons inhabitées, de préférence de cours uniques où ils aménagent des caches d’armes sous le sol, d’acheter des véhicules et motos.

« La suite des investigations nous a permis de localiser plusieurs maisons inhabitées dans les quartiers Adakpamé, Baguida et Dévégo, louées par ces criminels », a-t-il précisé.

Il a expliqué que ces malfrats ont pour cible les agences de transport et de transfert d’argent, les cambistes et autres agents de change de devises étrangères, les grandes surfaces commerciales de même que toute personne susceptible de transporter de l’argent.

Les perquisitions aux domiciles des personnes interpellées ont permis de découvrir deux voitures, cinq motos, 02 fusils AK 47, 01 fusil à pompe, 02 pistolets, 35 chargeurs de fusil AK 47, 713 munitions de calibre 7,62mm, 66 munitions de calibre de 12mm, 08 plaques d’immatriculation de motos et de voitures, 01 appareil de rivage de plaques d’immatriculation, 02 contacts de motos et 02 houes.

Le Directeur Général de la Police Nationale a salué la mobilisation spontanée de la population qui selon lui, a permis l’aboutissement de cette enquête. Il a en outre saisi l’occasion pour inviter la population à une étroite collaboration avec les forces de défense et de sécurité, à éviter le lynchage systématique des auteurs de faits délictuels ou criminels car dit-il, « cela ne fait pas avancer les enquêtes ».

La Rédaction