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VIH Sida : Que retenir de la mise en œuvre du projet Dindji au Togo ?

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Cérémonie de clôture du projet Dindji au Togo
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Après quatre ans de mise en œuvre, le projet Dindji qui est une initiative régionale (Bénin-Togo) visant à renforcer la qualité des services VIH aux populations clés le long du corridor Abidjan-Lagos, est arrivé à terme au Togo. Le bilan jugé satisfaisant par les acteurs, a été dressé ce mardi à Lomé.

Selon Idrissa Koné, secrétaire exécutif de l’Organisation du corridor Abidjan-Lagos (OCAL), avec les stratégies mises en place, le projet a permis de booster la fréquentation des centres par les populations cibles que sont les professionnels du sexe (PS) et les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes.

« Les populations clés sont mises en confiance et utilisent mieux les préservatifs, le seul moyen de se prévenir contre le mal. Avec ce qu’on a mis en place, ces population se protègent mieux et font aussi leur dépistage qui est la porte d’entrée aux soins. Ceux ou celles dont les tests sont positifs sont mis sous traitement », a indiqué Idrissa Koné.

Il a précisé que le projet a par ailleurs permis d’améliorer l’environnement notamment la lutte contre la stigmatisation. « On a augmenté de 50 % la qualité des services, on a donné des équipements pour faire les consultations (…) ; On a formé des médecins à mieux prendre en charge les professionnels du sexe », a ajouté le secrétaire exécutif de l’OCAL.

Au Togo, le projet Dindji fera place à un autre projet du genre, avec les mêmes objectifs d’accompagner les populations du corridor en termes de lutte contre le Vih Sida.

Initié par le Gouvernement Américain avec un coût global de 2,96 millions USD, le projet Dindji est venu compléter les efforts en cours d’exécution par le projet financé par le Fonds Mondial, en mettant l’accent sur la qualité des services VIH offerts aux populations clés. Il contribue ainsi à l’atteinte d’ici 2020, de l’objectif 90, 90, 90 de l’ONUSIDA.

David